Anny Duperey pousse un coup de gueule sur l’affaire Gérard Depardieu : « Il faut quand même différencier la part artistique et la part humaine »

Publié le 24 janvier 2024 à 8:55
Buzz TV
Alors qu'elle s'est déjà exprimée par le passé à plusieurs reprises sur le cas Depardieu, Anny Duperey a une nouvelle fois partagé son opinion bien tranchée sur la polémique autour de l'acteur.

Anny Duperey éprouve une certaine exaspération face à l’affaire Gérard Depardieu. Par le passé, la comédienne avait déjà fait les frais de son franc-parler pour avoir publiquement pris à partie l’acteur : "Il y a 13 ans, excédée par ses excès en tous genres, à une époque où il était sacré et pas encore maudit, je m’étais fait taper sur les doigts pour avoir oser lui dire publiquement de « fermer sa gueule »", expliquait-elle dernièrement auprès de Télé 7 Jours, en référence à sa déclaration au micro de RMC en 2010 où elle avait dénoncé Gérard Depardieu, un homme qui "se sent tout permis", croit être "au-dessus de tout", et "adore cracher dans la soupe" et avait ajouté : "À partir d’un certain stade de notoriété ou d’ébriété, ça devient n’importe quoi. Ça a été un formidable acteur mais il faut qu’il ferme sa gueule".

"On m’est tombé dessus à bras raccourcis", s’était remémorée Anny Duperey dans nos colonnes. "Je m’attaquais à un Dieu du cinéma ! Pourquoi avais-je tant de haine envers lui ? J’ai été harcelée. Pour que cela cesse, il a fallu que Bertrand Blier (le réalisateur des Valseuses, ndlr) qui connaît bien Gérard et sous la direction duquel je jouais la pièce ‘Désolé pour la moquette’ prenne la parole dans une émission pour déclarer :« Anny a simplement dit tout haut ce que tout le monde pense et notamment ses amis : Gérard ferme ta gueule ! »" La comédienne avait ainsi déclaré qu’elle préférait désormais prendre ses distances : "Gérard est hors-circuit mentalement, il a pété les plombs depuis un bout de temps d’ailleurs. Ce n’est pas une raison pour bannir tous ses films."

À l’occasion de sa venue dans le Buzz TV ce mardi 23 janvier en marge de la diffusion du téléfilm Mort d’un berger diffusée sur France 3 (qui a rassemblé 5,16 millions de téléspectateurs, ndlr), Anny Duperey a une nouvelle fois été interrogée sur le cas Depardieu : "On en fait tout un plat…", lance-t-elle dans un premier temps exaspérée, avant de revenir sur les propos polémiques d’Emmanuel Macron sur le sujet : "Ce n’est pas le rôle du président de la République. Je ne prends pas parti là-dessus car ces mouvements extrémistes où on va tout d’un coup tuer quelqu’un comme ça… Ce que je trouve le plus ennuyeux là-dedans, c’est qu’on risque de tuer par la même occasion les films merveilleux qu’il a fait."

"À un moment, on a été sur Polanski", poursuit Anny Duperey, en comparant le cas du réalisateur controversé à celui de Gérard Depardieu : "Il faut quand même différencier la part artistique et la part humaine. Sinon, c’est condamné du même coup les metteurs en scène, les scénaristes qui ont écrit pour faire des beaux films. Pourquoi se passerait-on des sublimes chefs-d ’œuvre de Polanski ? Quand même !"

Par
Benoît Lesueur