Affaires Sensibles : L’émission de France Inter épinglée pour plagiat, Fabrice Drouelle présente ses excuses

Publié le 24 août 2023 à 16:03
Abaca
Pris en flagrant délit de plagiat, l’émission Affaires Sensibles, par la voix de son présentateur, s’est excusée.

C’est une polémique dont l’émission Affaires Sensibles se serait bien passée. Le 1er décembre dernier, Fabrice Drouelle avait raconté l’histoire du film La Bataille d’Alger, de Gillo Pontecorvo, sorti en 1966. Problème, comme l’ont épinglé nos confrères d’ Arrêt sur images, de nombreux passages du récit avaient été purement et simplement copiés d’une vidéo issue du compte Youtube Cinéma et politique. La vidéaste à l’origine du texte s’est insurgée sur Twitter de ce plagiat. "J’ai écrit, sans le savoir, un numéro de l’émission Affaires sensibles", a-t-elle déploré en préambule sur le réseau social, avant de publier des séquences du podcast et de sa vidéo, pour montrer l’imposture. "J’ai écouté hier celle consacrée au film "La Bataille d’Alger" et plus de la moitié est copiée-collée de ma vidéo (sans que je sois créditée). Les exemples sont nombreux, ce sont juste quelques extraits. Je pouvais lire des paragraphes entiers de mon script en suivant l’émission", a-t-elle continué. "J’aurais laissé pisser si ça avait été juste inspiré, mais là, je retrouve des phrases, des mots, des blocs entiers repris", a-t-elle regretté dans les colonnes de nos confrères d’Arrêt sur images

Fabrice Drouelle, la voix emblématique de l’émission, a tenu à présenter ses excuses via un message publié sur Twitter. "Je découvre avec stupéfaction (et colère) le plagiat et je comprends votre réaction.  En mon nom, en celui de l’équipe et de France Inter, je vous présente toutes nos excuses. Nous allons également financièrement vous considérer comme autrice", a reconnu le présentateur. "Cette faute, commise par un auteur avec qui nous ne travaillons plus depuis plusieurs mois, ne représente en rien le travail remarquable des autrices et des auteurs d’Affaires Sensibles", s’est justifié le journaliste, avant de défendre le travail de sa rédaction. "Merci à tous les auditeurs qui ont compris le problème. Vu que nous ne pouvons pas connaître par cœur tout ce qui a été publié en doc, livres, articles de presse, certains plagiats sont indétectables. C’est la raison pour laquelle nous fonctionnons avec les auteurs et autrices sur le principe du contrat de confiance, parfaitement respecté sauf cette fois. Il n’est donc pas question de déontologie, manque de sérieux ou manque de professionnalisme…", a maintenu Fabrice Drouelle, avant de préciser que l’auteur fautif ne fait "heureusement plus partie de l’équipe"

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