« Vous allez vous calmer tout de suite ! » : Barbara Lefebvre hausse le ton face à un auditeur défendant la corrida dans les Grandes Gueules

Publié le 18 juillet 2022 à 12:14
Au cours d'un débat portant sur l'interdiction de la corrida, Barbara Levebvre, chroniqueur des "Grandes Gueules", s'est écharpée avec un auditeur favorable à la conservation du spectacle tauromachique.

L’ambiance était tendue sur le plateau des "Grandes Gueules" ce lundi 18 juillet. Il faut dire que l’un des débats du jour, "pour ou contre l’interdiction de la corrida", est connu pour être clivant dans la société française. Le 15 juillet dernier, Aymeric Caron, député NUPES de la 18e circonscription de Paris, a de son côté révélé qu’il travaillait sur une proposition de loi pour interdire le spectacle tauromachique en France.

Dans l’émission des  "Grandes Gueules" diffusée sur RMC et RMC Story, un auditeur prénommé Jonathan, sapeur-pompier dans le Var, a lui tenu à défendre la corrida : "Je ne suis pas là pour voir souffrir une bête. Je suis là pour le spectacle. C’est une pièce de théâtre la corrida, c’est une dramaturgie. On n’est pas là pour voir souffrir le taureau. La preuve en est, c’est que lorsque le taureau souffre, que le torero fait un mauvais travail, on est les premiers à siffler." "Comment vous savez qu’il souffre le taureau ?", coupe Barbara Levebvre, visiblement agacé par l’argumentaire de l’auditeur.

Ce dernier insiste néanmoins afin de terminer son propos : "Ensuite, ce qu’il faut savoir, c’est que les taureaux sont élevés pour ça. Les toreros respectent du plus profond de leur âme les taureaux. On va voir une corrida pour voir des taureaux graciés. Parce qu’un taureau gracié, c’est peut-être la plus belle corrida de notre vie", déclare Jonathan, pendant que Barbara Levebvre lève les yeux au ciel en guise de protestation. Le pompier du Var ajoute : "J’estime qu’on doit vivre de notre passion en toute liberté, au même titre que les chasseurs. Je n’aime pas la chasse, mais n’empêchons pas les chasseurs de chasser ! Moi j’aime la corrida, alors laisser moi aller voir la corrida. Parce que vous regardez ça de votre regard de Parisien…"

C’est cette dernière remarque qui va faire sortir de ses gonds la chroniqueuse des "Grandes Gueules" : "Mais pas du tout j’en ai vu des corridas ! D’abord, monsieur, vous allez arrêter de préjuger de ce qu’est ma vie", lance Barbara Levebre d’un ton ferme, avant d’enchaîner : "Une corrida j’en ai déjà vu une alors déjà vous allez vous calmer tout de suite. Parce que cette façon de préjuger des gens, de dire ‘ah oui mais vous à Paris le cul sur votre chaise’, j’ai déjà vu une corrida ! J’ai déjà visité aussi, à Nîmes, un élevage de taureaux de combat. Je sais de quoi je parle."

L’enseignante en reconversion, opposée à la corrida, va ensuite mettre en avant ses arguments : "Je viens juste positionner un autre point de vue qui est celui de l’animal. (…) Vous n’avez pas l’air de comprendre une chose, c’est que d’un point de vue physiologique, et des vétérinaires l’ont montré et démontré, le taureau souffre déjà en amont, parce qu’il est mis dans des conditions de stress extrême pour être agressif et brutal. Il n’est pas agressif et brutal de nature, c’est une mythologie !" Un échange électrique auquel a mis fin avec le sourire Olivier Truchot, qui présentait seul les "Grandes Gueules" ce lundi.

N.O

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