La liste des stars américaines accusées d’agression sexuelle continue de s’allonger. Après Sebastian Chacon (Daisy Jones & The Six) et Jamie Foxx le mois dernier, c’est Vin Diesel qui fait face à de graves accusations. Selon People Magazine et Vanity Fair, qui ont obtenu une copie des documents judiciaires, l’ancienne assistante de la star de Fast & Furious a porté plainte jeudi devant un tribunal de Los Angeles. La jeune femme, prénommée Asta Jonasson, accuse le comédien de l’avoir agressée sexuellement en septembre 2010 dans un hôtel d’Atlanta alors qu’elle travaillait à ses côtés pour le tournage du cinquième opus de la franchise cinématographique.
La victime présumée raconte qu’à la demande du comédien, elle a attendu dans sa suite "pendant qu’il recevait des hôtesses ramenées d’un club". C’est après le départ de ces femmes que Vin Diesel s’en serait pris à son employée, lui "saisissant les poignées et la tirant sur le lit". Après lui avoir demandé d’arrêter, Asta Jonasson aurait réussi à se dégager pour se placer vers la porte d’entrée afin qu’il quitte la suite. Vin Diesel lui aurait alors touché et embrassé la poitrine. "Mme Jonasson avait peur de refuser plus fermement son supérieur, sachant que le faire sortir de cette pièce était à la fois crucial pour sa sécurité personnelle et pour la sécurité de son emploi", précise la plainte.
La victime présumée licenciée après les faits
Vin Diesel ne se serait pas arrêté là. Il se serait ensuite agenouillé pour lui remonter la robe jusqu’à la taille et l’aurait touchée un peu partout sur le corps alors qu’elle disait non. Son assistante aurait fini par crier lorsqu’il aurait tenté de lui enlever ses sous-vêtements. Elle aurait pris la fuite vers la salle de bain mais aurait été rattrapée par le comédien qui l’aurait plaquée contre un mur. Il lui aurait pris sa main pour la placer sur son pénis et se serait masturbé devant elle.
Quelques heures après les faits, la victime aurait été contactée par la sœur de Vin Diesel, qui préside One Race, l’une de ses entreprises, pour mettre fin à leur collaboration. "Il était clair pour elle qu’elle était renvoyée parce qu’elle n’était plus utile – Vin Diesel l’avait utilisée pour satisfaire ses désirs sexuels et elle avait résisté à ses agressions sexuelles", affirme la plainte en précisant que la jeune femme a perdu toute estime d’elle-même après cette agression sexuelle. Dans sa plainte, elle affirme également avoir été victime d’un comportement inapproprié de la part d’un autre cadre de One Race. Elle dénonce aussi du harcèlement, un environnement de travail hostile et un licenciement abusif. Si la victime présumée n’a rien dit pendant treize ans, c’est qu’elle était tenue au secret par son accord de confidentialité. Le changement de certaines lois, et notamment la mise en place de la loi Speak Out qui annule les accords de confidentialité en cas de viols ou agressions sexuelles, l’ont poussée à porter plainte.
Contacté par Vanity Fair, l’avocat de Vin Diesel a démenti les faits. "Permettez-moi d’être très clair : Vin Diesel nie catégoriquement cette allégation dans son intégralité. C’est la première fois qu’il entend parler de cette histoire vieille de plus de 13 ans, faite par une soi-disant employée de 9 jours. Il existe des preuves évidentes qui réfutent complètement ces allégations farfelues", a réagi Bryan Freedman.