Vin Diesel accusé d’agression sexuelle : Pourquoi l’affaire a-t-elle été classée ? 

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:23
PA Photos/ABACA
L’affaire visant Vin Diesel rebondit une nouvelle fois. La plainte pour agression sexuelle déposée en 2023 par une ancienne assistante vient d’être classée, non pas faute de preuves, mais à cause d’un vice juridique lié au lieu des faits. 

L’affaire judiciaire visant Vin Diesel connaît un nouveau rebondissement. La plainte pour agression sexuelle déposée en décembre 2023 par une ancienne assistante vient d’être classée, non pas sur le fond, mais pour une raison strictement procédurale. Selon les informations révélées le 19 novembre 2025 par Deadline, un juge américain a estimé que la justice californienne n’était pas compétente pour examiner le dossier.

Un problème de juridiction qui fait tomber la procédure à l’eau

Au cœur de la décision judiciaire ? La localisation des faits. Le document consulté par Deadline précise sans ambiguïté : "Il est incontestable que l’agression sexuelle présumée a eu lieu à Atlanta, en Géorgie". Or, la plaignante avait engagé ses poursuites… à Los Angeles. Cette erreur a rendu le dossier irrecevable et le juge a indiqué que les accusations déposées "fondées sur une violation présumée d’une loi californienne sont irrecevables en droit, car les lois californiennes sont présumées n’avoir aucun effet extraterritorial, sauf disposition contraire prévue par le législateur". Cette décision intervient alors que d’autres volets de la plainte avaient déjà été écartés. Dans une précédente ordonnance, le juge Daniel M. Crowley avait rejeté une partie des accusations, notamment celles liées au harcèlement, en raison d’un délai de dépôt dépassé.

Vin Diesel se félicite, la plaignante prépare la riposte

À l’annonce du classement, les avocats de Vin Diesel ont exprimé leur satisfaction et se sont dit "reconnaissants à la Cour d’avoir mis fin à ce procès sans fondement". Et d’ajouter : "Nous sommes heureux que cette affaire ait été entièrement résolue". Mais pour la plaignante, l’histoire est loin d’être terminée… Son conseil annonce déjà un appel, rappelant que le juge n’a pas évalué le contenu des accusations. "La Cour n’a pas statué sur la véracité des allégations de Mme Asta Jonasson. La décision était fondée sur un détail technique juridique, avec lequel nous sommes respectueusement en désaccord", a-t-on pu lire. 

Dans sa plainte initiale, l’ancienne assistante décrivait une scène d’une extrême violence. Elle affirme qu’un soir, l’acteur l’avait "agrippée de force", lui avait "touché les seins et l’avait embrassée". Elle déclare que lorsqu’elle avait tenté de repousser l’acteur, celui-ci l’avait immobilisée avant de s’être "agenouillé, avait remonté sa robe, lui avait touché les jambes et avait tenté de baisser son sous-vêtement". Elle accuse également Vin Diesel d’avoir placé ses mains sur son pénis en érection et de s’être masturbé devant elle alors qu’elle était "plaquée" contre un mur. Elle assure enfin avoir été licenciée dès le lendemain par la société de production, en représailles, dit-elle, à son refus des avances de l’acteur… Vin Diesel, via ses avocats, a toujours "démenti catégoriquement".

Par
Kahina Boudjidj