Dans son livre baptisé "O Vai" et paru le 15 ma dernier aux éditions First, Vaimalama Chaves révèle dans son ouvrage un traumatisme qu’elle avait gardé enfoui pendant des années, à savoir l’inceste qu’elle a subi durant son enfance. Comme l’ont rapporté nos confrères de Télé-Loisirs, qui ont pu consulter son ouvrage, l’ex-reine de beauté y livre un témoignage poignant. "Quand j’étais petite, j’ai subi ce qu’un enfant sur dix, en France, subit : l’inceste (…) J’étais belle, comme je l’ai toujours été, mais à ce moment-là, j’étais aussi innocente qu’un enfant puisse l’être. C’est de cette innocence qu’un homme a profité pour me suggérer de faire des choses immorales. (…) Cet adulte me faisait face en me demandant de réaliser des choses que je sentais étranges", a-t-on pu lire.
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Et de détailler tristement : "À 5 ans, que sait-on de ces choses qu’il a exigées de moi ? Rien du tout ! Et que fait-on quand un adulte nous demande de faire quelque chose ? On exécute !". Elle a poursuivi son récit en expliquant comment son agresseur lui a imposé le silence : "Ce sera notre secret. Il ne faut pas le dire aux autres, sinon, ils vont avoir des problèmes". Vaimalama a alors "gardé ce secret", prisonnière d’un mutisme imposé et d’une peur jusqu’au jour où la fille de l’agresseur interrompt brutalement une scène…
"’Qu’est-ce que vous faites là ? C’est maman qui demande ?’. ‘Rien, retourne là-bas!’ a-t-il répondu en se hâtant de remonter son short. Et elle est repartie. Avec le recul, en y repensant, je me demande ce que sa femme savait de tout cela", s’est questionnée la jeune femme. Ce n’est que bien plus tard, lors d’une discussion sur le consentement avec sa mère, que Vaimalama finit par révéler ce qu’elle avait vécu.
L’ex-Miss France explique pourquoi elle n’a pas porté plainte
Interviewée par nos confrères de Voici, l’ex-Miss France a expliqué pourquoi elle n’avait jamais porté plainte contre son agresseur. “Aujourd’hui, c’est trop tard. Mon agresseur est mort. Il ne peut malheureusement plus rendre de comptes”, a-t-elle d’abord regretté. Puis de poursuivre : “A l’époque, le choix a été fait de garder le secret, et surtout de ne pas créer de remous pour ne pas entacher sa réputation. Mais moi, il m’a gâché la vie. Il avait plus de 50 ans. J’en avais 5". "Pourquoi est-ce à moi de porter la responsabilité ? J’aurais aimé qu’il soit mis face à ses actes", a-t-elle conclu.