Ce sont des images qui ont fait le tour de France. Ce samedi 30 septembre, avaient lieu des manifestations contre les violences policières dans plusieurs villes de France. La marche qui s’est déroulée à Paris a été particulièrement commentée dans les médias puisqu’un policier, dont la voiture avait été attaquée par des manifestants, avait sorti son arme de service et braqué les fauteurs de troubles. Malgré l’indignation d’une partie de la classe politique, le fonctionnaire n’a pas eu de sanction et aucune enquête administrative n’a été ouverte. "Le préfet de police a appelé chacun des fonctionnaires (qui se trouvaient dans le véhicule pris à partie) pour les féliciter et leur adresser son soutien", indiquait un proche du préfet à l’AFP. Mais ce n’est pas la seule manifestation du week-end à avoir fait parler d’elle. En effet, à Besançon, des centaines de personnes s’étaient réunies pour protester contre les violences policières. Parmi eux, une jeune femme d’une vingtaine d’années, au visage dissimulé, avait brandi une pancarte sur laquelle était écrit : "Un flic, une balle".
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Le préfet du Doubs, Jean-François Colombet, avait dénoncé un "appel au meurtre de policiers" et signalé les faits au procureur de la République. Mais le parquet a décidé de classer sans suite l’enquête ouverte contre la manifestante. Étienne Manteaux, le procureur, a justifié sa décision. "Pour pouvoir engager des poursuites pour apologie de crime d’atteinte volontaire à la vie, le parquet (…) doit être en mesure de démontrer la volonté (…) d’appeler au meurtre de policiers", a-t-il indiqué, dans des propos rapportés par 20 Minutes. "Or, la gardée à vue a déclaré que ce slogan n’était pas un appel au meurtre. Elle a dit avoir voulu signifier que les policiers étaient susceptibles de représenter un danger pour la société, ajoutant que les armes lui font peur et encore plus lorsqu’il y a une personne derrière", s’est justifié Etienne Manteaux. Une justification qui n’a pas convaincue Cécile de Ménibus, laquelle a poussé un gros coup de gueule sur X (ex-Twitter, Ndlr). "Donc selon le procureur de Besançon cette pancarte ne serait pas un appel au meurtre. C’est tout bonnement immonde et irresponsable dans le contexte actuel", a déploré l’animatrice. Une sortie largement applaudie par ses abonnés.
Donc selon le procureur de #Besançon.. cette pancarte ne serait pas un appel au meurtre.. c’est tout bonnement immonde et irresponsable dans le contexte actuel. #police pic.twitter.com/I1hwxmYPgw
— Cécile de Ménibus ♕ (@cecile2menibus) September 27, 2023