Sum 41 : le chanteur Deryck Whibley accuse l’ex-manageur du groupe d’abus sexuels

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:34
Ramey Agency/ABACA
Le leader du groupe de rock canadien publie ses mémoires Walking Disaster : My Life Through Heaven and Hell en ce mois d'octobre 2024 et fait des révélations déchirantes.

Sum 41 se séparera définitivement à la fin du mois de janvier 2025, à l’issue de la tournée finale du groupe de rock canadien et de trente années de carrière. En plus de cette série de concerts qui a démarré en février 2024, Sum 41 a dévoilé un ultime cadeau aux fans, l’album Heaven :x: Hell au mois de mars, mais leur actualité ne s’arrête pas là. Deryck Whibley, le leader du groupe, profite de ce dernier chapitre pour publier ses mémoires en ce mois d’octobre.

Le chanteur de Sum 41 accuse l’ex-manager du groupe d’abus sexuels

Dans ce livre intitulé Walking Disaster : My Life Through Heaven and Hell, le chanteur et guitariste raconte qu’en 1996, Sum 41 a obtenu un manager, Greig Nori, qui a aussitôt eu une emprise sur tous les membres jusqu’à la fin de leur collaboration en 2005. Deryck Whibley avait 16 ans, et affirme avoir été victime de violences sexuelles, psychologiques et verbales de la part de Greig Nori qui avait plus du double de son âge, à savoir 34 ans. Ce dernier l’aurait incité à consommer un mélange d’alcool et d’ecstasy lors d’une rave-party, avant d’abuser de lui en l’embrassant "passionnément" puis en le violant, comme le rapporte le  Los Angeles Times.

Avril Lavigne a ouvert les yeux de son mari Deryck Whibley

Cela a été le point de départ, d’après le chanteur, d’une relation sexuelle contrainte et secrète qui aurait duré quatre ans. "Greig a continué à faire pression pour que ces choses se produisent lorsque nous étions ensemble. J’ai commencé à avoir l’impression qu’on me poussait à faire quelque chose contre ma volonté", raconte l’artiste, qui s’est ensuite confié dans les années 2000 à Avril Lavigne, son épouse de l’époque. "C’est de la maltraitance ! Il a abusé de toi sexuellement", aurait-elle réagi, choquée par son témoignage. "J’ai toujours pensé que j’emporterais cela dans ma tombe et que je ne dirais rien. Quand j’ai commencé à avancer dans le livre, je me suis dit: ‘Comment pourrais-je ne pas être honnête ? C’est tellement lié à tout le reste. Je mentirais si je ne le faisais pas’", a déclaré Deryck Whibley au magazine  Rolling Stone. Greig Nori affirme que ces accusations sont "fausses" et menace de porter plainte pour diffamation.

Par
Hugo Mallais