Cauet est dans la tourmente depuis plusieurs semaines maintenant. L’animateur était visé depuis le 18 novembre dernier par une plainte pour viols, dont un sur mineure de 16 ans. Depuis, deux autres plaintes étaient venues s’ajouter à la liste pour des faits de viols et d’agressions sexuelles et voilà qu’une quatrième a été déposée mercredi 13 décembre selon des informations de nos confrères du Parisien. Le 10 décembre dernier l’animateur de NRJ avait fait le choix de s’exprimer sur BFMTV dans l’émission C’est pas tous les jours dimanche. "À l’intérieur, je suis en morceaux, je suis dévasté. Je pensais dans ma vie avoir vécu des moments durs, mais je suis en train de vivre le plus dur", assurait-il en clamant son innocence. Et de poursuivre : "Être accusé de telles choses, c’est terrible, il n’y a pas pire. La parole des femmes victimes est sacrée mais dans mon cas, il s’agit de mensonges".
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"Les faits sont prescrits"
"Je suis le premier plaignant dans cette histoire, je suis le premier à avoir porté plainte. J’ai subi pendant un mois des montages, des faux, sur Twitter et je suis allé porter plainte pour harcèlement. Deux jours plus tard, est arrivée une plainte pour une chose qui n’avait jamais été dite auparavant, c’est-à-dire le mot ‘viol’", ajoutait-il. Cauet assurait être en possession de "documents accablants" qu’il aurait remis "entre les mains de la police". Une enquête pour "viol sur mineure de 15 ans ou plus" et "viol" a d’ailleurs été ouverte le 22 novembre passé par le parquet de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, après la plainte d’une jeune femme de 25 ans. Cette fois-ci, c’est Mathilde, bientôt 45 ans, qui a décidé de ne "plus avoir peur" comme l’ont souligné nos confrères.
C’est son avocate Anne-Claire Le Jeune qui a informé Le Parisien que sa cliente avait porté plainte pour agression sexuelle contre Sébastien Cauet "après avoir été entendue par la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire de Paris". Elle est donc la quatrième femme a avoir porté plainte contre l’animateur visé par une enquête désormais confiée à la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Paris. "Dans le cas de Mathilde, les faits dénoncés ne relèvent pas du viol, mais de l’agression sexuelle", apprend-on par nos confrères. Cela dit, "comme il s’agit d’une délit et qu’elle était majeure, les faits sont prescrits". La quarantenaire, qui a déjà pris contact avec Le Parisien en 2021 à ce sujet, affirme avoir été l’une des victimes de l’animateur radio en 1997 alors qu’il travaillait sur Skyrock. Mathilde confiait avoir assisté à la matinale de Cauet de manière régulière pour assouvir cette "sorte de rêve d’ado".
"Il a sorti son sexe de son pantalon"
"À l’été 1997, Mathilde vient d’avoir 18 ans. Elle réside chez sa tante dans le XVe arrondissement de Paris et vit de petits boulots. (…) Elle continue donc de se rendre à l’émission et à 9 heures, prend la direction de son travail, au Disney Store des Champs-Élysées. Un jour, Cauet lui propose de la déposer en voiture", relatent nos confrères. Et de préciser que "Mathilde accepte volontiers pour s’éviter les transports en commun". "J’ai vraiment pris ça comme une initiative de sympathie, il n’y avait jamais eu aucun rapprochement entre nous", confiait la plaignante qui assurait avoir été témoin de propositions similaires à d’autres personnes de la radio. Elle se souvenait : "On a pris l’ascenseur et on est descendus dans le parking, sa voiture était une grosse berline noire ou bleu foncé, intérieur cuir. Je monte dedans, sur le siège passager, et avant même qu’on ait démarré, il a sorti son sexe de son pantalon".
Il lui aurait alors demandé une fellation, chose qu’elle refusée. "Il m’a dit : ‘T’as pas envie de l’embrasser ?’ J’étais très choquée, je n’avais jamais fait ça de ma vie, et en plus il ne me plaisait pas du tout", précisait Mathilde. Et de terminer : "Il a remis son sexe dans son pantalon et on est partis. Il ne m’a pas forcée, il n’a pas insisté et il m’a déposée au boulot". Xavier Autain et Simon Clémenceau, les avocats de Cauet, ont réagi à l’annonce de cette plainte auprès de nos confrères du Parisien. Ils assurent : "Notre client ignore tout de cette plainte, pour des faits qu’il conteste et largement prescrits".