Procès de Dylan Thiry : la cour prend une décision inattendue, l’influenceur réagit

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:27
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Accusé d'avoir détourné des fonds humanitaires, l'influenceur comparaissait ce lundi 20 octobre pour "abus de confiance" au tribunal correctionnel de Paris.

L’influenceur et ex-vedette de télé-réalité (Koh-Lanta, Les Princes de l’amour…) s’est rendu au tribunal correctionnel de Paris ce lundi 20 octobre. Il est accusé d’"abus de confiance" pour des faits remontant à 2021.

Le procès de Dylan Thiry pour "abus de confiance" reporté de huit mois

Cette année-là, Dylan Thiry avait fondé l’association "Pour nos enfants" qui avait récolté plus de 255 000 euros pour des familles démunies de Madagascar avant que l’association ne soit brutalement dissoute. La somme avait directement atterri dans la poche de l’influenceur très controversé, qui n’avait pas ouvert de compte bancaire au nom de l’association. Rapidement, il avait été soupçonné de détournements de fonds, notamment par le collectif d’Aide aux victimes d’influenceurs (AVI) mené par le rappeur Booba. Après trois plaintes déposées par des donateurs, Dylan Thiry risquait cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende. Il comparaissait au même titre que Sandra D., la vice-présidente de son association. Mais au bout d’une heure et demie, la cour a renvoyé l’audience en juin 2026 "au vu de l’épaisseur du dossier" et des "40 pages de conclusion" ajoutées au dernier moment par la défense de la partie civile.

Renvoi de l’audience de Dylan Thiry : la réaction cash de l’influenceur

L’audience de fond, elle, aura lieu en décembre 2026. À la sortie, Dylan Thiry a tourné la décision à son avantage avec un raisonnement qui lui est propre. "Ça prouve bien qu’il n’y a pas assez de preuves. (…) Je suis venu depuis Dubaï jusqu’ici, cela prouve bien que je n’ai rien à me reprocher, et que je suis là pour rétablir la vérité. J’ai " millions de followers sur les réseaux sociaux. Je suis connu, j’ai réussi, donc j’ai forcément des jaloux qui veulent ce que j’ai", le voit-on réagir dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par la journaliste de L’informé Noah Moulinet. Victime de harcèlement, Dylan Thiry regrette cependant cette décision : "Il y a du harcèlement depuis plusieurs années, depuis presque deux ans maintenant. Donc c’est vrai que c’est embêtant pour moi qui n’ai rien fait, de me retrouver dans six mois encore une fois ici. J’aurais préféré régler tout ça aujourd’hui, je ne vais pas vous mentir. Il est important de dire que la plaignante Sandra qui se trouve aujourd’hui au même titre que moi coupable de faits, n’est pas présente".

Par
Hugo Mallais