Formé en 1977, le groupe britannique The Police a marqué l’histoire de la musique avec des tubes planétaires tels que Every Breath You Take. En moins de dix ans de carrière, le trio mené par Sting a vendu plus de 75 millions de disques dans le monde, avant de se séparer au milieu des années 1980, miné par les tensions internes. Dans une interview accordée au Guardian en 2023, le guitariste Andy Summers avait d’ailleurs évoqué des désaccords profonds, liés à des différences créatives et à la pression causée par leur succès mondial.
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Des royalties contestées
Quarante ans plus tard, ces tensions resurgissent. Ce dimanche 24 août, Andy Summers et Stewart Copeland, respectivement guitariste et batteur du groupe, ont porté plainte contre Gordon Matthew Sumner – alias Sting – et sa société Magnetic Publishing Limited, devant la Haute Cour de Londres, rapporte The Sun. Au cœur de la plainte : le non-versement de redevances sur plusieurs morceaux emblématiques du groupe. Les deux musiciens affirment que Sting et son entreprise ont "indûment perçu des revenus générés par les compositions du groupe sans partager équitablement les royalties".
Selon le média britannique, le litige concernerait notamment le titre culte Every Breath You Take, sorti en 1983. Ce tube, qui fut le single le plus vendu de l’année et même le cinquième de la décennie, rapporterait encore aujourd’hui environ 550 000 livres sterling par an à Sting. Or, Andy Summers et Stewart Copeland, n’étant pas crédités comme compositeurs, n’auraient jamais perçu le moindre revenu lié à ce morceau, et ce depuis plus de quarante ans. Le porte-parole de Sting a toutefois affirmé que la plainte ne concernait pas cette chanson, sans donner davantage de détails.
Des années de conflits
Cette action en justice n’est pas un coup de tonnerre isolé mais l’aboutissement d’un long conflit. "Cela faisait un moment que cela se préparait. Les avocats ont tenté à plusieurs reprises de parvenir à un accord à l’amiable, mais ils se sont retrouvés dans une impasse", a confié une source au Sun. Si la procédure engagée par Andy Summers et Stewart Copeland venait à aboutir, l’addition pourrait être particulièrement salée pour Sting, 73 ans. Les montants réclamés remonteraient à plusieurs décennies et concerneraient les royalties cumulées de certains des plus grands succès du groupe.