Patrick Sébastien perd en appel contre France Télévisions, son indemnité diminue de moitié

Publié le 26 juillet 2024 à 6:40
Alban Wyters/ABACAPRESS.COM
Douche froide pour Patrick Sébastien jeudi. Si la justice lui a encore donné raison en appel face à France Télévisions, elle ne lui a pas accordé les millions d’euros qu’il réclamait après son licenciement et a même diminué le montant accordé en première instance.

Un "jugement qui ne fera pas rire du tout Patrick Sébastien". Voici comment nos confrères de L’Informé qualifient le verdict du procès en appel de Patrick Sébastien contre France Télévisions. Une bataille judiciaire lancée après l’éviction, en 2019, de l’animateur des grilles de France 2. 

Une deuxième victoire en demi-teinte pour Patrick Sébastien face à France Télévisions

France Télévisions peut souffler. Condamné en première instance, en 2022, à verser 652 251 euros à Patrick Sébastien pour "rupture brutale des relations commerciales", ainsi que 25 00 euros pour les frais de justice, le groupe public a de nouveau perdu en appel. Mais si les juges ont reconnu que Patrick Séabstien avait bien subi un préjudice après l’arrêt brutal de sa collaboration avec France Télévisions après plus d’une vingtaine d’années passées sur les antennes du groupe, ils ont décidé de revoir à la baisse le montant à verser à l’animateur du Plus grand cabaret du monde. Lui qui réclamait 13 millions d’euros à France Télévisions n’a eu droit qu’à un dédommagement de 331 825 euros et 15 000 euros pour ses frais de justice. Une somme calculée par les juges en prenant en compte d’une part le préavis donné par France Télévisions à Patrick Sébastien mais aussi les dernières commandes d’émissions faites par France TV à l’animateur.

Ce que la justice reproche à Patrick Sébastien

Si l’ancien animateur des Années bonheur a de nouveau gagné et fait condamner son ancien partenaire après une éviction qu’il jugeait "dégueulasse", ses arguments n’ont pas été entendus par les juges. Selon L’Informé, ces derniers se seraient même étonnés de sa décision d’aller en justice après son licenciement alors qu’il "avait affiché dans la presse sa volonté de quitter le service public avant même l’annonce du non-renouvellement de son contrat". Revenant sur ses accusations, sur Sud Radio, de "ségrégation de la part de France 2 vis-à-vis des hommes", les juges lui auraient également reproché son "aigreur, son agressivité et son attitude contre-productive" à l’égard de France Télévisions. Ils ont aussi réfuté l’argument de Patrick Sébastien sur les bonnes audiences de ses émissions et leurs coûts de production en soulignant qu’elles étaient "passées en dessous de l’audience moyenne de France 2 à partir de 2017". 

Par
Clara Kolodny