L’affaire judiciaire impliquant le rappeur P. Diddy connaît un nouveau rebondissement avec le dépôt de sept nouvelles plaintes. L’une est particulièrement grave et concerne le viol présumé d’une adolescente de 13 ans. Ces accusations s’ajoutent à une liste déjà longue de poursuites pour agressions sexuelles, trafic sexuel et racket.
Une soirée cauchemardesque après les MTV Video Music Awards
Le récit glaçant d’une des plaignantes remonte à l’année 2000. Alors âgée de seulement 13 ans, la victime présumée aurait été invitée par le chauffeur de limousine de Sean Combs à une fête privée organisée à New York, juste après la cérémonie des MTV Video Music Awards. Selon sa déposition, le chauffeur lui aurait indiqué qu’elle "correspondait à ce que Diddy recherchait" avant de l’emmener dans une "grande maison blanche" appartenant au rappeur.
La suite des événements est particulièrement troublante. Après avoir consommé une boisson qui lui aurait causé des vertiges, la jeune fille se serait retrouvée dans une pièce avec P. Diddy et deux autres célébrités – un homme et une femme dont les identités n’ont pas été révélées. "Tu es prête à faire la fête !" lui aurait alors lancé le rappeur, avant que ne débute ce qui est décrit comme une agression sexuelle collective.
Une avalanche de nouvelles accusations contre P Diddy
Les sept nouvelles plaintes déposées ce lundi 21 octobre 2024 dressent un tableau accablant des agissements présumés de Sean Combs. Cinq d’entre elles ont été déposées devant le tribunal fédéral de New York et deux à la Cour supérieure. Les faits allégués, qui se seraient déroulés entre 2000 et 2022 à New York, Los Angeles et Las Vegas, incluent des accusations de viol, d’agression sexuelle, de harcèlement, de coups et blessures, ainsi que de séquestration.
L’avocat Tony Buzbee, qui représente désormais plus de 120 victimes présumées, a promis que ce n’était que le début : "Nous prévoyons de déposer chaque semaine des plaintes désignant M. Combs et d’autres personnes comme accusés, car nous continuons à rassembler des preuves et à préparer les dossiers", a-t-il déclaré. Des agissements qui étaient bien connus dans le milieu. Le rappeur 50 Cent, qui prépare un documentaire en collaboration avec Netflix sur cette affaire, a déclaré : “on aurait peut-être dit que je balance des choses extrêmement scandaleuses mais ce n’est pas le cas. En réalité, je répète ce que je dis depuis plus de dix ans”.
La défense de P. Diddy reste ferme
Face à ces accusations, les avocats du rappeur maintiennent sa ligne de défense. "La conférence de presse qui a précédé la vague de dépôts de plaintes d’aujourd’hui était des tentatives évidentes de faire de la publicité. M. Combs et son équipe juridique ont pleinement confiance dans les faits, leurs défenses juridiques et l’intégrité du processus judiciaire", ont-ils indiqué à TMZ.
"Au tribunal, la vérité prévaudra : M. Combs n’a jamais agressé sexuellement qui que ce soit, adulte ou mineur, homme ou femme", poursuit la défense menée par Me Marc Agnifilo. Une position qui contraste avec les éléments troublants découverts lors de la perquisition de ses résidences le 25 mars dernier, où plus de 1000 bouteilles d’huile pour bébé et de lubrifiant ont été trouvées, ainsi que trois carabines automatiques.
Actuellement incarcéré suite à son arrestation à Manhattan en septembre 2024, P. Diddy devra attendre son procès, prévu pour le 5 mai 2025, derrière les barreaux, ses demandes de libération sous caution ayant été refusées.