L’heure est au soulagement pour Norman Thavaud. L’enquête pour viol et corruption de mineurs le visant a été classée sans suite mercredi 11 octobre au motif que les infractions étaient insuffisamment caractérisées, a appris l’Agence France-Presse de source proche du dossier, ce qu’a ensuite confirmé le parquet de Paris.
"Les échanges préalables aux rencontres étaient systématiquement sentimentaux et le plus souvent sexualisés et sans ambiguïté", a précisé le parquet. Et de poursuivre : "Il apparaît ainsi que les consentements n’ont pas été trompés, et que la pression de ne pouvoir revoir le mis en cause ou son insistance ne peuvent suffire à caractériser la contrainte." Selon le parquet la corruption de mineur a été écartée parce que "l’âge des jeunes filles n’a jamais été précisé en début de prise de contact et qu’elles n’avaient pas d’apparence physique ni de discours laissant supposer de la part du mis en cause une particulière attirance pour les enfants ni les corps enfantins".
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"Nous prenons acte du classement sans suite, nous continuons de considérer que les éléments constitutifs des infractions reprochées à Norman Thavaud sont caractérisés. Nous nous réservons le droit de déposer une plainte avec constitution de partie civile", ont réagi de concert les avocats de plusieurs parties civiles, Mes Jennifer Cambla, Clément Pialoux et Charles Heran, contactées par Le Parisien.
Pour rappel, le Youtubeur popularisé grâce à la chaîne "Norman fait des vidéos", avait été placé en garde à vue en décembre 2022, dans le cadre de l’enquête menée par la brigade de protection des mineurs, ouverte à son encontre en janvier de la même année. Six jeunes femmes avaient porté plainte contre le troisième vidéaste web francophone en nombre d’abonnés sur YouTube, derrière Squeezie et Cyprien. Cinq d’entre elles accusaient le youtubeur de viol, deux étaient mineures au moment des faits présumés. Norman Thavaud avait été placé en garde à vue le 5 décembre 2022. Lors de son audition, le trentenaire originaire de Arras n’avait "pas contesté la matérialité des faits, mais l’absence de consentement", selon le parquet.