C’est seulement le mois dernier que les graves erreurs commises dans le dossier de la disparition de Marion Wagon, enlevée le 14 novembre 1996, ont été dénoncées publiquement. "L’enquête a connu des incohérences. Disons-le, elles sont le résultat d’une certaine indolence, de fainéantise et d’incompétences", a déclaré Maître Georges Catala. En effet, d’après la juge d’instruction, l’ADN de la fillette n’avait jamais pu être recueillie à cause de prélèvements incomplets : une erreur suivie d’un mensonge aux lourdes conséquences. "La justice sait pertinemment depuis cinq ans au moins qu’elle ne dispose pas de l’empreinte génétique de la petite victime", écrit ELLE dans une nouvelle enquête événement exclusive.
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Vingt-cinq ans plus tard, un mince espoir persiste. De nouveaux prélèvements ont été effectués, et leur analyse est en cours. Maître Catala, qui se bat pour les parents de Marion, espère que l’ADN sera "exploitable et qu’une comparaison sérieuse, scientifique, indiscutable, soit enfin réalisée". "L’auteur ne semble a priori pas être un gars du coin. Il s’agit d’un prédateur d’habitude. Un homme aguerri, qui savait ce qu’il faisait et qui était venu pour réaliser ce crime. Si ce n’est pas Fourniret, c’est l’un de ses semblables", a-t-il ajouté.
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En effet, plusieurs éléments rapportés par ELLE laissent penser que l’implication de Michel Fourniret est une théorie plausible, et huit traces ADN inconnues ont été retrouvées sur le matelas, sur les coussins et dans le véhicule du tueur en série. La justice pourrait ainsi les comparer à celui de Marion Wagon, si jamais les derniers prélèvements donnent des résultats probants…
Une enquête à lire en intégralité sur ELLE.fr, avant la parution d’un deuxième volet prochainement.
Hugo Mallais