#MeToo : Jacques Doillon relâché, Benoît Jacquot n’est pas sorti d’affaire

Publié le 3 juillet 2024 à 7:25
Didier Allard - Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS / SCOOP
Placés en garde à vue à la Brigade de protection des mineurs ce lundi 1er juillet, les deux réalisateurs accusés de violences sexuelles n'ont pas connu le même sort. 

Quarante-huit heures de garde à vue. Ce lundi 1er juillet et mardi 2 juillet, Benoît Jacquot et Jacques Doillon, accusés de violences sexuelles par plusieurs actrices, étaient convoqués avec leurs avocates à la Brigade de protection des mineurs (BPM). Au mois de février dernier, après la plainte déposée par Judith Godrèche et son témoignage public, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour trois crimes : viol sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité, viol, violences par concubin, et agression sexuelle sur mineur de plus de 15 ans par personne ayant autorité. Les deux cinéastes vont-ils être poursuivis ? D’après les informations de l’AFP, Benoît Jacquot sera présenté mercredi à la justice. Jacques Doillon, lui, a été relâché sans poursuites. Son avocate avait d’ailleurs déclaré lors de sa garde à vue qu’il "aurait dû être entendu dans le cadre d’une audition libre au vu de l’ancienneté des faits, de leur prescription acquise depuis plus de deux décennies, et de l’inéluctable classement sans suite qui clôturera cette enquête".

Trois plaintes contre Benoît Jacquot

Le mouvement #MeToo du cinéma français est donc plus d’actualité que jamais. Tout d’abord, Judith Godrèche accuse Benoît Jacquot non seulement de viol sur mineure, mais aussi de l’avoir frappée, humiliée et mise sous "emprise". Elle l’accuse également de "perversion". Elle avait 14 ans au début de leur relation. Judith Godrèche risque d’être confrontée à l’homme qu’elle accuse : "Je pleure. Je ne sais pas si j’ai la force mais je l’aurai. Je l’aurai, je l’aurai", a-t-elle réagi sur Instagram. La comédienne Julia Roy a également déposé plainte contre Benoît Jacquot pour agression sexuelle dans "un contexte de violences et de contrainte morale qui a duré plusieurs années". À la fin du mois de mai, c’était au tour d’Isild le Besco de porter plainte pour viols sur mineure de plus de 15 ans et viols, qui auraient eu lieu entre 1998 et 2007.

Par
Hugo Mallais