Les accusations de Coline Berry-Rojtman ont fait l’effet d’une bombe au début de l’année 2021. Cette dernière a en effet accusé son père, l’acteur Richard Berry, de "viols" et "d’agressions sexuelles" alors qu’elle était enfant ainsi que sa compagne de l’époque, Jeane Manson, de corruption de mineur. Des faits que le principal intéressé a démenti en 2021 dans un message posté sur Instagram ; seule et unique déclaration publique sur cette affaire jusqu’à récemment.
Sortant de sa réserve, Richard Berry s’est confié il y a quelques jours au JDD (Journal du Dimanche) sur l’enquête dont il a fait l’objet et qui a été classée sans suite à cause de la prescription des faits. L’occasion pour lui de clamer une nouvelle fois son innocence en lançant que "tout est faux". "J’ai immédiatement démenti ces ignobles accusations, puis je me suis astreint au silence car j’ai voulu laisser faire la justice", a-t-il précisé pour expliquer son silence lors de ces deux dernières années.
"Il n’y a rien de plus douloureux que d’être accusé d’un crime qu’on n’a pas commis, a fortiori par sa fille. Coline a été très loin, jusqu’à dire que j’avais donné un rein à ma sœur pour la faire taire ! Alors que ce don d’organe date de 2005, près de dix ans avant ses premières accusations", a-t-il affirmé en évoquant les nombreux mensonges qu’auraient "semé sa fille au fil des ans".
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Si Richard Berry souligne ne pas comprendre ce qui a poussé sa fille à l’accuser, il pointe du doigt la "jalousie, parfois féroce" de cette dernière "vis-à-vis de son autre fille Joséphine". "Et ces accusations ont surgi au moment où j’ai annoncé la naissance à venir de mon troisième enfant avec ma femme Pascale [Louange]. Coline était aussi enceinte", ajoute-t-il en avouant chercher des "éléments d’explication dans ces concomitances".
Revenant sur le procès en diffamation intenté par Jeane Manson et qui a conduit à la condamnation de sa fille, Richard Berry explique ne pas avoir porté plainte contre Coline car "malgré ses accusations mensongères et la douleur, il reste son père". "Le mal est fait : Coline a proféré ses mensonges. Je tiens grâce au verdict de la justice, au soutien de mes proches et du public, et parce que je sais la vérité", poursuit-il.
Interrogé sur les déclarations de l’expert psy lors du procès qui affirmait que Coline Berry "n’affabulait pas" et présentait "un syndrome psychotraumatique probant", Richard Berry se défend en clamant que "rien de ce qu’elle raconte n’est arrivé". "Ce sont peut-être des souvenirs inventés ou induits, auxquels elle a fini par croire", se demande-t-il en évoquant aussi le viol qu’aurait subi sa fille à l’âge de 14 ans et qui aurait la conduire à "tout mélanger".
"Être accusé à tort, c’est une douleur omniprésente, une blessure profonde. Ma fille de 8 ans ne connaît pas l’existence de Coline – qui m’avait écrit : « Je ne verrai ton enfant que lorsque tu seras mort ». Pour les besoins de l’enquête, elle a dû être entendue par la brigade des mineurs. Envoyer notre enfant là, c’était terrible pour ma femme et moi", a-t-il aussi affirmé.
Clara Kolodny
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