C’est une affaire rocambolesque qu’ont révélée ce lundi 8 juillet nos confrères du Parisien. Le média a annoncé, en exclusivité, que l’influenceuse rouennaise Poupette Kenza, Kenza Benchrif de son vrai nom, suivie par des millions de personnes sur TikTok et Instagram, après avoir été bannie de Snapchat, a été interpelée à son arrivée sur le sol français, placée en garde à vue puis mise en examen dimanche 7 juillet avant d’être incarcérée. Enceinte de son troisième enfant, l’influenceuse très active sur les réseaux sociaux a habitué ses fans aux pires scandales et polémiques… Il y a plusieurs mois déjà, elle avait été accusée d’avoir participé au détournement d’une cagnotte pour un orphelinat au Maroc. La maman de Seyana et Khalis avait promu cette cagnotte avant que l’association en charge de l’orphelinat, Atlas Kinder, annonce vouloir porter plainte pour "abus de confiance" et "détournements de fonds" contre l’influenceuse, ainsi que sa cousine, également influenceuse, Soukaina.
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"Scénario de film de gangsters"
Poupette Kenza a déménagé avec son mari Allan et leurs deux enfants il y a déjà un moment à Dubaï assurant ne plus se sentir en sécurité en France après avoir notamment été cambriolée. Elle n’avait pas remis un pied en France depuis plusieurs mois et il semblerait que ce choix s’explique. Après un roadtrip au Maroc, l’influenceuse est revenue dans l’Hexagone en entrant sur le territoire par la Belgique. Nos confrères du Parisien ont indiqué que "Selon des sources policière et judiciaire, l’influenceuse a été mise en examen dimanche 7 juillet 2024 pour ‘tentative d’extorsion en bande organisée" et "association de malfaiteurs" par un juge d’instruction de Rouen". Aussi, et ce dans l’attente d’un débat ultérieur devant le juge des libertés et de la détention, elle a été incarcérée.
Enceinte de son troisième enfant, "Poupette Kenza est accusée d’avoir tenté de soutirer 350 000 euros à une ancienne associée en usant d’un stratagème aussi sombre que rocambolesque, entre menaces, recrutement d’un homme de main, photos de sévices corporels et scénario de film de gangsters". L’affaire commence en février dernier, Walid et Caroline, l’ancienne meilleure amie de Kenza Benchrif avec laquelle elle s’est disputée publiquement, déposent leurs enfants à l’école à Rouen. Alors que la jeune femme emmène son benjamin à la crèche, son mari l’attend dans la voiture. Un inconnu, qui s’est présenté sous le nom d’Amadou lui explique que Poupette Kenza lui doit de l’argent, 350 000 euros précisément, et qu’elle n’est pas en mesure de le payer car elle n’aurait pas la somme demandée.
Un cartel mexicain ?
Pourquoi une telle somme ? Amadou explique à Walid qu’il fait partie d’un "cartel mexicain" dont le fils a été assassiné sur les ordres "du père de l’influenceuse rouennaise Poupette Kenza". Et c’est pour éteindre sa vengeance qu’il a donc demandé à la jeune femme ladite somme. Cette dernière a donc invité Amadou à s’adresser à Caroline qui lui devrait la même somme afin qu’elle le paye et que tout le monde soit quitte. Le Parisien détaille : "L‘homme ne rigole pas. Il exige de Walid un paiement d’une première somme de 200 000 euros à verser sous les cinq jours. Il lui fournit également un numéro de téléphone à contacter sur l’application sécurisée Signal une fois qu’il aura réuni les fonds". Walid et Caroline décident de porter plainte et une enquête est ouverte par le parquet de Rouen, confiée à la division de la criminalité organisée (DCOS) de la police judiciaire de Rouen.
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"Les enquêteurs demandent au couple de continuer à garder contact avec le maître chanteur. Les investigations s’orientent rapidement vers Poupette Kenza et son compagnon Allan. Tous deux sont soupçonnés d’avoir imaginé ce scénario machiavélique pour régler un litige avec Caroline", précisent nos confrères. Caroline a autrefois travaillé avec Kenza Benchrif et elle était chargée "de nouer des partenariats avec des marques et des contrats de placements de produits pour ses ‘storys’". Selon Poupette Kenza, son ancienne amie lui aurait pris 350 000 euros de ses revenus via des sociétés à l’étranger et aurait refusé de les lui rendre.
Poupette Kenza incarcérée
Amadou, de son vrai nom Éric Love 0-.O., a la réputation d’être "un nettoyeur", "un homme engagé dans le milieu des célébrités pour régler des conflits", indique Le Parisien. Il serait d’ailleurs intervenu auprès d’un célèbre animateur télé ou encore d’un rappeur, lui aussi, très connu. Après avoir été suivi par la police, Amadou est interpellé. Interrogé, il affirme n’avoir aucunement tenté d’extorquer des fonds à Walid et Caroline. Il a précisé avoir été engagé pour régler un différend entre "influenceuses" à propos d’une somme d’argent. Il n’a pas donné le nom de la personne qui lui a donné cette mission mais a indiqué qu’il s’agissait d’une "influenceuse à Dubaï". Le 1er mars dernier, il a été mis en examen puis écroué.
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De son côté Poupette Kenza a été placée en garde à vue à son arrivée sur le sol français le 3 juillet dernier par la police judiciaire. Elle a ensuite été déférée dimanche 7 juillet au palais de Justice de Rouen, mise en examen et incarcérée. Mourad Battikh a indiqué à nos confrères du Parisien : "D’une part, je suis très étonné de la rapidité avec laquelle ces informations sortent dans la presse comme toujours lorsqu’il s’agit de ma cliente. Rien ne lui est épargné, pas même le respect du secret de l’instruction. D’autre part, ma cliente conteste fermement toute tentative d’extorsion. Elle ne savait rien des méthodes de cet homme, qui lui a été présenté par un intermédiaire et qui lui promettait de régler son différend financier avec rapidité, professionnalisme et sans aucune menace physique, sans quoi elle n’aurait jamais accepté ses services". Affaire à suivre…