Le récit glaçant d’Olivier Ménard sur son agression : « Je sens une ombre qui se rue sur moi »

Publié le 21 juin 2024 à 9:22
STEPHANE GRANGIER/L'EQUIPE
De retour à l'antenne ce jeudi 20 juin dans L'Équipe du Soir, Olivier Ménard est revenu en détail sur la violente agression dont il fut victime à son domicile le 10 juin dernier.

Pour le plus grand bonheur des fans de L’Équipe du Soir, Olivier Ménard est de retour. Ce jeudi 20 juin, le présentateur culte de l’émission de La Chaîne L’Équipe a repris sa place à l’animation de l’EDS, 10 jours après avoir été agressé à son domicile. Ému, le journaliste a adressé un touchant message aux téléspectateurs : "Je voulais raconter un peu mon histoire. Il y a dix jours, j’ai été agressé à mon domicile. Cette agression a suscité énormément d’émotion et de commentaires. Tant sur les réseaux sociaux, que je ne fréquente pas mais on me l’a dit, tant sur mes petits textos, j’en ai reçu énormément, tant que dans les réactions spontanées dans la rue… Alors voilà, je voulais juste vous remercier. Vos messages d’affection, et même d’amour, m’ont beaucoup touché. Le meilleur remède aux coups que j’ai reçu c’est votre amour. C’est donc à moi de vous le dire maintenant : je vous remercie, je vous aime et je vous embrasse. Vous avez été magnifiques."

Avant de faire son retour face aux caméras, Olivier Ménard s’est confié dans les colonnes du journal L’Équipe. Celui qui se fait surnommer "Mémé" a ainsi raconté le déroulement de son agression alors qu’il rentrait chez lui : "J’ai une petite routine quotidienne. Le matin, je vais au sport, ensuite je fais le déjeuner pour mes filles. Ce lundi-là, après avoir fait mes courses, j’arrive devant mon immeuble, je tape le code de mon premier digicode, je rentre dans le hall et je ne touche pas à la porte qui se referme toute seule." C’est à ce moment que tout s’accélère pour le journaliste, qui ne réalise pas directement ce qui lui arrive : "Je me dirige vers le deuxième digicode et là, je sens une ombre qui se rue sur moi et m’enchaîne des gauches et des droites en pleine gueule. Bim, bam boum. Ensuite, on tombe par terre et là, c’est la sidération. Je me dis : « Je suis en train de me faire agresser, c’est bizarre. Défends-toi ! »."

"Mon agresseur voulait me tuer"

Après quelques secondes, Olivier Ménard parvient à se défendre tant bien que mal face à son agresseur. Ce dernier est déterminé à vouloir nuire au journaliste : "Je commence à parer ses coups et à lui parler : « Mais qui t’es ? Je ne te connais pas ». Enfin quelque chose comme ça dans mes souvenirs. En revanche, je me souviens très bien lui dire en continuant à me débattre : « Mais t’es fou ! ». Et là, il me répond : « Non, je ne suis pas fou, tu as mal parlé à ma mère ou de ma mère ». Une des deux expressions…" Malgré la gravité du moment, Olivier Ménard ne prend pas peur et garde son sang froid afin de sortir de cette situation : "Le cerveau est bizarrement fichu. J’ai dû prendre un shoot d’adrénaline parce que je sentais les coups mais ils ne faisaient pas mal. J’étais un peu comme spectateur de la scène. Mais mon agresseur voulait me tuer. À un moment, il passe un peu derrière moi et veut me faire des guillotines, me rompre les vertèbres cervicales. Là, le fait de faire du sport tous les jours m’a beaucoup aidé. J’arrive à maîtriser sa force, à le contrer."

"J’étais toujours dans la défensive, je ne l’ai pas attaqué et j’ai essayé de m’échapper en rampant", poursuit Olivier Ménard. "Au total, l’agression a duré trois minutes. Au bout de ce temps-là, un voisin sort de son appartement et arrive dans le sas, les badauds dans la rue s’arrêtent devant la porte sans pouvoir entrer, et c’est là qu’il décide de repartir, en marchant…" Tandis qu’il a déposé plainte pour "tentative d’homicide", Olivier Ménard souhaite désormais comprendre les raisons de son agression : "Jamais il n’a dit ‘Mémé’ et il n’a jamais fait référence à la chaîne L’Équipe, ni à l’émission, ni à un débat qu’on aurait pu faire. Du coup, j’aimerais revoir ce monsieur, être confronté à lui : « Maintenant, explique-moi ! » Depuis l’agression, j’ai le petit vélo qui tourne dans la tête."

Par
Benoît Lesueur