Le rappeur R. Kelly victime d’une overdose en prison : ses avocats accusent le personnel pénitentiaire d’en être responsable

Publié le 18 juin 2025 à 17:42
Polaris / Starface
Le 12 juin dernier, R. Kelly a été victime d’une overdose en prison. Selon ses avocats, il aurait été forcé par les agents pénitentiaires à prendre une dose excessive de médicaments.

Condamné en juin 2022 à 30 ans de prison pour trafic sexuel (les mêmes faits qui sont aujourd’hui reprochés à P. Diddy), le rappeur R. Kelly n’a récemment pas vécu des jours très heureux… Pour cause, selon les informations communiquées par l’AFP, mardi 17 juin, au sein de la prison de Caroline du Nord où il purge sa peine, l’artiste de 58 ans aurait été sommé par des agents pénitentiaires, le 12 juin dernier, de consommer une "quantité excessive de médicaments". Un ordre qu’il a exécuté et qui l’a amené à s’évanouir et à être pris de nombreux vertiges le lendemain.

R. Kelly a été hospitalisé en urgence

Dans des documents judiciaires officiels révélés dans la presse américaine, on a ainsi pu découvrir que les symptômes ressentis par R. Kelly se sont rapidement envenimés après cette prise de médicaments. "M. Kelly a essayé de se lever, mais il est tombé par terre. Il a rampé jusqu’à la porte de la cellule et a perdu connaissance", ont ainsi expliqué ces avocats. Un état de santé fragile qui a donc conduit l’artiste à être hospitalisé d’urgence à l’hôpital le plus proche – où il a été soigné pendant plus de deux jours.

R. Kelly : ses avocats évoquent un complot de meurtre organisé !

Bien avant que R. Kelly ne soit hospitalisé, ses avocats avaient déjà déposé une requête d’urgence, le 10 juin dernier, afin que l’artiste soit détenu à domicile. Car il serait, selon eux, la cible d’un complot de meurtrier orchestré par les responsables de la prison. À cela, et comme l’a récemment révélé le Parisien, dans une série de documents déposés la semaine dernière à la justice, les avocats du chanteur y ont glissé le témoignage d’un codétenu de l’artiste, répondant au nom de Mikael Glenn Stine. Ce dernier aurait d’ailleurs affirmé sous serment : "On m’a demandé de le tuer [R. Kelly, ndlr]". Le 20 juin prochain, une audience prendra place en vue de répondre aux requêtes et aux doutes des avocats du chanteur. Enfin, concernant leurs accusations, les procureurs qualifient leurs accusations comme étant purement "fantaisistes" et "profondément peu sérieuses".

Par
Léandro Carvalho