« L’agression de trop » : Adèle Haenel justifie son « ferme ta gueule » à Christophe Ruggia lors de leur procès

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:46
France Inter
Invité sur France Inter, Adèle Haenel est revenue sur son coup de sang lors du procès qui l'oppose au réalisateur Christophe Ruggia, qu'elle accuse d'agression sexuelle sur mineure.

En 2019, dans une enquête de Mediapart, Adèle Haenel prenait la parole publiquement pour dénoncer des faits d’une grande gravité. La comédienne, aujourd’hui âgée de 35 ans, accusé le réalisateur Christophe Ruggia de harcèlement et d’agressions sexuelles. L’actrice et le cinéaste ont collaboré en 2002 sur le film Les Diables, dans lequel Adèle Haenel tenait le rôle principal à l’âge de 13 ans. Suite à la plainte déposée par celle qui a gagné le César de la meilleure actrice en 2015, Christophe Ruggia a été mis en examen pour "agressions sexuelles sur mineure de 15 ans par personne ayant autorité".

Procès contre Christophe Ruggia : Adèle Haenel s’emporte et lance un "ferme ta gueule"

Les 9 et 10 décembre, le procès opposant la comédienne au cinéaste s’est ouvert. Lors des audiences,  Adèle Haenel est revenue sur les faits qu’elle dénonce. "Il m’embrasse d’un coup (…) Il met sa main sous mon tee-shirt, puis sous mon tee-shirt et sur mon ventre, puis sur mon sexe. Je me lève pour faire semblant de regarder par la fenêtre", déclare-t-elle, comme l’ont rapporté nos confrères du Parisien. De son côté, Christophe Ruggia a assuré : "Ça n’est jamais arrivé ! Du pur mensonge. Je n’ai jamais fait ça".

Lors du deuxième jour du procès, l’actrice n’a pu contrôler ses émotions suite aux déclarations du réalisateur. Excédée par le discours de celui qu’elle accuse, Adèle s’est lévée, a tapé des mains sur la table, puis a hurlé "Mais ferme ta gueule", avant de quitter la salle d’audience.

Adèle Haenel justifie sa colère lors du procès face à Christophe Ruggia

Ce lundi 16 décembre, l’actrice était présente sur France Inter pour répondre aux questions de Léa Salamé. Face à la journaliste, Adèle Haenel a évoqué son coup de colère lors du procès. "Il faut voir la violence que c’est d’entendre tous ces mensonges de la part d’un homme qui a agressé sexuellement l’enfant que j’étais, qui l’a fait disparaître, qui l’a assassiné. J’essaye de me tenir devant la Cour… Et là où c’était l’agression de trop, c’est quand il dit que c’est lui qui m’a donné mon nom. Ce n’est pas vrai ! C’est une violence de plus et ça me renvoie à quand j’étais sur son canapé, quand il me disait que je n’étais rien sans lui. Il fait la même chose là, c’est sa violence et son arrogance", a-t-elle lâché.

Par
Aurélien Gaucher