Judith Godrèche fustige sa mise en examen pour diffamation à l’encontre de Jacques Doillon

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:49
Roses Nicolas/ABACA
Judith Godrèche continue son combat pour la justice et regrette que son chemin ne soit semé d'embuches. Après avoir accusé Jacques Doillon du pire, l'actrice et réalisatrice a dénoncé sa mise en examen pour diffamation à l'encontre du père de Lou Doillon. 

Judith Godrèche qui a porté plainte contre le réalisateur Jacques Doillon pour "viols sur mineur" a poussé un sacré coup de gueule sur Instagram. Elle avait notamment accusé en février dernier d’avoir des relations sexuelles avec de jeunes acteurs. En effet, elle commentait alors un article de Télérama et écrivait : "En 2022, ce journal écrit que la spécialité de Doillon est de tourner avec des enfants. Il manque une phrase : ‘Avec qui il couche’", assurait-elle alors. Le père de Lou Doillon avait été mis en examen pour viol sur les actrices Julia Roy et Isild Le Besco puis placé sous contrôle judiciaire. Ce dernier avait porté plainte pour diffamation et c’est ce qu’a fustigé Judith Godrèche mardi 19 novembre sur Instagram.

Judith Godrèche hors d’elle

En story, elle a d’abord écrit : "Quand tu pleures chez toi après avoir reçu un avis de mise en examen pour diffamation lié à la plainte déposée par ton agresseur – que le plombier va sonner d’une minute à l’autre pour réparer la chaudière, que t’essaies d’être bonne actrice et de faire comme si de rien n’était". Elle ne s’est pas arrêtée là et a même accusé l’avocate du réalisateur de la surveiller indirectement. "Quand tu sais que l’avocate de Jacques Doillon a mis quelqu’un pour surveiller ton Instagram et qu’elle a envoyé depuis cette plainte des avertissements à ton avocate. Comme c’est étrange dans le fond d’imaginer être dans cette ligne de mire", a-t-elle regretté.

L’actrice mise en examen pour diffamation 

En colère, elle a alors décidé d’aller plus loin qu’une simple story éphémère et a posté un long message sur son feed Instagram. "Je reçois à l’instant mon avis préalable de mise en examen suite à la plainte de Jacques Doillon. C’est drôle comme c’est pas drôle dans le fond. Je pensais que ma capacité à rendre les choses légères prendrait le dessus. Je n’ai pas compté le nombre de plaintes pour viols et agressions sexuelles déposées contre Jacques Doillon. Je sais bien que la mienne est prescrite. Mais sa plainte en diffamation ne l’est pas. La mise en examen, dans ce cas, est automatique. Mais quand même…", a-t-elle commencé par déclarer. 

Elle a ajouté avoir l’impression que ce qu’elle disait n’avait pas vraiment de sens et en a profité pour évoquer un mauvais souvenir. "En recevant ce document j’ai pensé à la lettre qu’il m’avait envoyée chez mes parents. Dans laquelle il se comparait à un porc. Un porc jaloux de Benoît Jacquot. J’avais 15 ans", s’est-elle souvenue. Et de poursuivre : "C’est donc la dernière fois qu’il m’a écrit. Et j’ai passé une vie à repeindre la chambre en rose – une chambre dans laquelle personne n’est poursuivi en diffamation car personne ne porte plainte pour viol. Non plus. Alors voilà. Cette vie en rose est différente de la vie que je vis. Mais au moins, ma vie d’aujourd’hui, elle dit la vérité".


Par
Kahina Boudjidj