Alors que la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris ne se tiendra que ce soir sur la Seine, l’événement sportif est déjà entaché par plusieurs affaires choquantes. Après les footballeurs argentins qui se sont plaints de vols dans les vestiaires, c’est au tour de l’équipe canadienne de football féminin de faire les gros titres.
Les joueuses néo-zélandais espionnées par drone par un Canadien
En plein entrainement en début de semaine à Saint-Etienne, l’équipe féminine de Nouvelle-Zélande a eu la surprise de découvrir au-dessus d’elle un drone les filmant en vol stationnaire. Prévenue par des membres de l’équipe et le gestionnaire du site, la police a rapidement arrêté le pilote de l’engin. Et surprise, ce dernier s’est présenté, comme le précise le Comité olympique néo-zélandais, comme un "membre du personnel de soutien de l’équipe canadienne de football féminin". Une équipe qui a affronté ce jeudi la Nouvelle-Zélande. "Nous présentons nos excuses les plus sincères à la Nouvelle-Zélande, à toutes les joueuses concernées et au Comité olympique néo-zélandais", a rapidement réagi le Comité olympique canadien dans un communiqué en précisant que l’auteur des faits était un "membre non accrédité de l’équipe canadienne".
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Le pilote du drone condamné par la justice française
Le quadragénaire interpellé par la police a été jugé ce mercredi lors d’une "audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité", a annoncé le parquet de Saint-Etienne hier. Il a été condamné à 8 mois de prison avec sursis ; une peine assortie de "la confiscation des scellés saisis dans sa chambre d’hôtel (drone et autres appareils électroniques)". Le pilote du drone, qui avait déjà filmé l’entrainement de la Nouvelle-Zélande samedi, a été exclu de l’équipe olympique et immédiatement renvoyé chez lui. La même sanction a déjà été appliquée la semaine dernière à une autre personne après un premier "incident de drone".
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La réaction de la sélectionneuse canadienne
Après la révélation de cette affaire et les excuses du Comité olympique canadienne, Bev Priestman, la sélectionneuse canadienne, a annoncé qu’elle n’encadrerait pas son équipe jeudi lors du match des JO 2024 contre la Nouvelle-Zélande à Saint-Etienne. "Je suis responsable en dernier ressort de la conduite de notre programme. Par conséquent, pour souligner l’engagement de notre équipe envers l’intégrité, j’ai décidé de me retirer volontairement du coaching du match de jeudi. Dans un esprit de responsabilité, je le fais en gardant à l’esprit les intérêts des deux équipes et en veillant à ce que tout le monde sente que l’esprit sportif de ce match est respecté", a-t-elle affirmé dans un communiqué avant la victoire de son équipe 2 à 1 jeudi.