Accusé de "harcèlement sexuel" et de "travail dissimulé" par des comédiens, Jean-Marc Morandini va devoir rendre des comptes à la justice pour des faits datant de 2016, selon les informations de BFM TV. L’animateur de Cnews, avait en effet été accusé par des comédiens postulant pour la web-série Les Faucons, qui évoquaient le casting sulfureux et pointaient du doigt les demandes déplacées de l’animateur-producteur, comme se mettre nu ou se masturber afin de décrocher un rôle…
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Si à l’issue de l’instruction pour les faits de "harcèlement sexuel", Jean-Marc Morandini a bénéficié d’un non-lieu, en ce qui concerne quatre des cinq plaignants, la juge a toutefois estimé qu’ils étaient caractérisés concernant l’un des jeune acteurs. "Jean-Marc Morandini a bénéficié de quatre non-lieux. Mais il est en effet renvoyé pour harcèlement sexuel concernant un jeune acteur, a confirmé Céline Lasek, l’avocate de l’animateur à BFM TV. Nous continuerons donc à nous battre devant le tribunal pour démontrer son innocence".
Sur ce cas, la juge a estimé dans une ordonnance du 23 décembre dernier, que Jean-Marc Morandini a : "usé de toute forme de pression grave [à son égard] dans le but réel ou apparent d’obtenir à son profit un acte de nature sexuelle (…) et ce notamment par le biais de la création du personnage totalement fictif de Catherine Leclerc, figure maternelle et sécurisante inspirant confiance au jeune homme, qui l’incitait à toujours repousser ses limites dans l’acte de nature sexuelle, sous le prétexte allégué de travailler sa posture de comédien". Enfin pour l’accusation de "travail dissimulé", la juge a conclu que les faits étaient : "caractérisés pour les cinq comédiens concernés par la procédure. A ce titre, la société de Jean-Marc Morandini est accusée d’avoir omis intentionnellement de procéder à la déclaration nominative à l’embauche et de remettre un bulletin de paie lors du paiement de la rémunération."
Thierry Claude