Ce jeudi 28 avril, France 2 diffuse un nouveau numéro de "Complément d’enquête" consacré à l’affaire Patrick Poivre d’Arvor et baptisé "PPDA : la chute d’un intouchable". Dans ce numéro, une nouvelle femme porte plainte pour viol contre l’ex vedette du journal télévisé de TF1. Mais rebondissement hier, mercredi 27 avril, Philippe Naepels, avocat de Patrick Poivre d’Arvor, a confirmé avoir déposé une plainte mardi pour "dénonciation calomnieuse" à l’encontre de 16 femmes accusant le journaliste de harcèlement sexuel ou de violences sexuelles.
Dans le document, Patrick Poivre d’Arvor s’en prend avec véhémence à ces 16 plaignantes. "Il ne saurait être donné le moindre crédit à ces seize femmes, journalistes ou écrivains en mal de renommée et/ou féministes de la dernière heure, venues soutenir une ancienne collègue, une amie, voire une simple militante de la cause féminine", peut-on lire.
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Ce jeudi 28 avril, Cécile Delarue, l’une de ces 16 plaignantes, était l’invitée d’Anne-Elisabeth Lemoine dans "C à vous" sur France 5. L’occasion pour elle de revenir sur cette récente plainte de PPDA. "J’aimerais les prendre avec aplomb et sérénité. On a découvert cette plainte dans les médias. Je n’ai pas voulu lire ce qui a été dit sur nous. Ça m’énerve, ça me touche, ça m’émeut. Je trouve ça injuste, assez ignoble. L’accusation est ridicule", a-t-elle tout d’abord réagi. Et de poursuivre : "Si j’ai bien compris, l’idée c’est qu’on serait un complot de 16 femmes qui ne se connaissaient pas, qui se seraient liguées pour mentir et raconter des choses horribles. Vous avez vu mon témoignage, quitte à être menteuse, il aurait fallu que je mente beaucoup plus fort. On est de très mauvaises organisatrices…"
La journaliste et autrice, chargée de la communication du collectif #MeTooMedias, a conclu : "J’ai hésité avant de témoigner, j’ai fait un premier tweet parce qu’il y a eu des mensonges qui ont été dits, notamment par Jean-Pierre Pernaut, qui m’ont énervée. (…) Toutes ces femmes ont eu un coût professionnel, personnel… Il y a eu le trauma qui remonte".
L.T