« Je replonge toujours plus bas » : une des victimes de Pierre Palmade prend la parole

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 21:00
Roses Nicolas/ABACA
Le 10 février 2023, Pierre Palmade, sous l'emprise de la cocaïne, provoquait un grave accident de la route durant lequel une femme enceinte a perdu son bébé. Un an après ce drame, elle a pris la parole afin d'évoquer sa vie, totalement bouleversé par la mort de son enfant.

La justice est en plein travail. Le 13 novembre dernier, l’enquête menée par une juge d’instruction sur l’accident de la route provoqué par Pierre Palmade s’est achevée. L’humoriste devrait donc savoir prochainement s’il est renvoyé devant un tribunal, et si oui, pour quelles accusations. Le 10 février 2023, le comédien prenait le volant alors qu’il était sous l’emprise de la cocaïne.

En plus de l’humoriste, trois autres personnes ont été grièvement blessées dans ce drame : un homme de 38 ans, son fils de 6 ans et sa belle-sœur de 27 ans, enceinte au moment des faits et qui a perdu son bébé à cause de l’accident. Mis en examen pour "blessures et homicide involontaires", Pierre Palmade pourrait finalement être jugé pour "blessures involontaires". En effet, une une expertise médicale, remise au juge d’instruction au mois d’août, affirme que le bébé décédé dans l’accident ne présentait "aucun signe de vie extra-utérine". "L’état clinique observé chez l’enfant immédiatement après son extraction du corps utérin maternel est clairement et indiscutablement celui d’un état de mort constituée : pas de réactivité motrice, pas de mouvement spontané réflexe de respiration", déclarent les experts, comme le rapportait Le Parisien. À sa naissance, le bébé n’aurait donc donné aucun signe de vie.

Un an après l’accident, la femme qui a perdu son bébé s’est confiée dans une interview accordée à RMC. Celle qui exerçait en tant qu’auxiliaire de vie scolaire confie ne pas avoir réussi à reprendre le chemin du travail, ce qui l’amènerait à être confrontée à des enfants. "Depuis l’accident, je n’ai pas repris le travail, je n’ai pas la force d’y retourner. Ça me rappelle tout ce que j’ai perdu”, explique-t-elle. Chez elle, la chambre qui aurait dû accueillir sa fille n’a pas encore été modifiée. "Je ne me résous toujours pas à déplacer les meubles et toutes les affaires que j’avais installées en prévision de la naissance", déclare-t-elle. En souffrance, elle peine à tourner la page et à aller de l’avant. "À chaque fois que je pense aller mieux, je replonge toujours plus bas. Ma fille a été tuée, elle serait née si cet accident n’avait pas eu lieu", ajoute-t-elle. Désormais, la jeune femme compte sur la justice et espère une condamnation de Pierre Palmade, qui lui a "arraché son futur".

Par
Aurélien Gaucher