Robin Wright s’est confiée à Ciné Télé Revue sur son parcours, sa carrière marquée par des choix audacieux et son rôle décisif dans l’essor des plateformes de streaming. L’actrice de House of Cards, est revenue sur les coulisses de cette aventure pionnière et sur ses combats pour l’égalité à Hollywood. Au début des années 2010, Robin Wright n’hésite pas à s’engager dans ce qui allait devenir une révolution. "Ça, et parce qu’on savait que le streaming allait devenir l’avenir. David Fincher, qui produisait House of Cards, m’avait dit : ‘C’est un nouveau médium, nous allons lancer la toute première série et je pense que ce sera révolutionnaire, que ça va décoller’. Et c’est ce qui s’est passé !", s’est souvenue l’actrice.
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Le combat pour l’égalité salariale
Après quatre saisons dans la peau de Claire Underwood, Robin Wright exige la parité avec son partenaire à l’écran, Kevin Spacey. "On faisait le même travail, mon personnage était devenu aussi populaire que le sien. Mais on m’a répondu : On ne peut pas te payer autant que lui, alors on va équilibrer autrement : on te fait productrice exécutive, tu pourras réaliser, et tu auras trois chèques différents. Je leur ai demandé pourquoi ils ne pouvaient pas simplement m’augmenter. Leur réponse : ‘Tu n’as pas gagné d’Oscar’", a-t-elle confié.
Face au scandale Kevin Spacey
Lorsque l’affaire Kevin Spacey éclate, accusé d’agressions sexuelles, l’avenir de la série est incertain. Robin Wright reste discrète mais ferme : "Je ne veux pas parler de lui. Mais quand le mouvement #MeToo a explosé, nous – producteurs exécutifs et Netflix – avons dû décider collectivement si nous voulions continuer la série. J’ai dit qu’il le fallait, pour les fans. Et puis, c’était déjà écrit que Claire et Frank étaient séparés à ce moment-là, alors on a juste retravaillé un peu l’histoire en conséquence".
Malgré une carrière qui aurait pu s’envoler dès ses 30 ans, l’actrice a fait le choix d’être sélective pour préserver sa vie de famille. "Qu’à 30 ans, j’aurais pu enchaîner projet sur projet, mais j’ai choisi d’être sélective. J’étais maman à plein temps, je ne voulais pas quitter mes enfants pendant l’année scolaire, donc je ne tournais qu’en été. Mais être sélective, ça aide, si vous êtes partout, vous finissez par lasser. J’ai été très stratégique !", a-t-elle conclu fièrement.