Ce vendredi 29 septembre, Bruno Guillon est venu témoigner sur RTL après le terrible cambriolage dont il fut victime alors qu’il était présent à son domicile avec sa famille. L’animateur, sa femme et leur fils ont été séquestrés et menacés avec une arme à feu pendant que les malfaiteurs dépouillaient la maison : "Il est aux alentours de 3h du matin, ils sont trois", raconte Bruno Guillon. "Je suis en train de dormir évidemment, et j’entends mon fils qui parle. Je pense qu’il me parle et qu’il a un souci donc j’ouvre un œil. J’entends quelqu’un d’autre, je me dis : « Mais avec qui il est en train de parler ? » Je me lève et là, tout de suite, je vois une lumière qui fonce vers moi, avec quelqu’un qui hurle et qui me pose un revolver sur le front en me disant : « On va vous buter. Tais-toi, on sait qui tu es. »"
Bruno Guillon n’a pas réussi à contenir ses larmes face à Yves Calvi au moment de se remémorer de terribles images : "Je vois ma femme avec un pistolet sur la tempe. Je vois mon fils qui est menacé par deux gars. Tout de suite on m’attache les mains dans le dos, on m’emmène dans la chambre de mon fils. On me dit que si jamais on fait quoi que ce soit, ils vont me tuer. Je vois ma femme avec quelqu’un d’autre, avec une arme sur la tempe et ils l’emmènent dans le couloir. Alors je leur demande de me prendre moi et de laisser ma femme avec mon fils. Mais ils partent et ils nous renferment dans la chambre avec mon fils, qu’ils attachent les mains devants, parce qu’ils n’arrivent pas à attacher les mains dans le dos ? Et là on reste enfermé dans ce qui sera les 30 minutes les plus longues de ma vie, avec un gars qui nous surveille. Tantôt ils sont deux, tantôt il y en a un qui sort rejoindre l’autre et il remonte toutes les 10 minutes en hurlant que s’il y a de trucs qu’on ne leur dit pas, sur ce qui est caché dans la maison, ils vont tous nous tuer."
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Déçus dans un premier temps de leur butin, les cambrioleurs ont perdu leur patience face à la famille : "Ils commencent à s’énerver car ils veulent d’autre truc en fait, que je n’ai pas. C’est une catastrophe. À un moment, il revient vers moi sur le lit, il me violente en me remettant le pistolet sur la tempe en disant : « Je te préviens, si vraiment on trouve quelque chose et que tu ne nous l’a pas dit, ça va aller mal ». Et là il y Anatole, mon fils, qui dit : « Mais moi j’ai une enveloppe avec tout l’argent qu’on me donne depuis que j’ai 5 ans. » Et donc ils prennent l’enveloppe."
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"Ils sont trois, il y en a un qui est vraiment nerveux, qui a le flingue", poursuit Bruno Guillon, marqué par les mots employés par son fils cette nuit-là. "Les deux autres, on sent qu’ils subissent un peu. À un moment, mon fils lui dit : « Ne faites pas mal à ma maman, j’en ai qu’une », et il lui répond : « tu sais, moi aussi et si vous êtes gentils de toute façon, on sera gentil. »" Après plus d’une demi-heure de cauchemar, les malfrats ont pris la fuite. "Ils sont sortis, nous ont enfermés dans la chambre. Et au bout de cinq minutes, je suis sorti de la chambre. Je suis tout de suite allé voir où était ma femme. Elle était dans mon bureau, attachée et bâillonnée avec du scotch autour du visage. Je l’ai tout de suite libérée. J’ai regardé si elle allait bien et je suis sorti dehors pour voir si les téléphones étaient là, ils étaient là et j’ai appelé la police. Ça a duré 35 à 40 minutes."
S’il arrive à relativiser, Bruno Guillon ne cache pas avoir été terrifié à l’idée qu’il arrive quelque chose aux siens : "Je n’ai pas eu peur pour moi, j’ai eu peur pour Anatole et pour Marion, et je me suis senti tellement impuissant. (…) Ça n’arrive pas qu’aux autres. Voir ses proches menacés est la pire chose qui puisse arriver au monde. Je disais à ma femme qu’il ne faut jamais se partir et se coucher fâcher, on ne sait jamais ce qui peut arriver le lendemain." Fidèle à lui-même, celui que l’on retrouve sur France 2 a conclu avec humour : "Et comme je l’ai dit sur Fun Radio avec de l’humour, il faut toujours se coucher avec un sous-vêtement, parce qu’on ne sait jamais comment on va être réveillé le matin. Moi qui dors tout nu, j’ai passé 35 minutes les mains dans le dos avec un serflex et à poil."