C’est une prise de parole qui avait, à l’époque, beaucoup fait parler. En janvier 2022, Fanny Agostini avait déposé une plainte pour tentative d’agression sexuelle à l’encontre de Jean-Jacques Bourdin. Les faits se seraient déroulés en Corse en 2013. D’après le témoignage de la journaliste, dans un premier temps anonyme, le présentateur avait tenté de l’embrasser de force lors d’un voyage de presse. Mais si l’enquête a finalement été classée sans suite à cause de la prescription, Fanny Agostini avait à l’époque pu compter sur le soutien précieux de Sidonie Bonnec. En effet, l’ancienne présentatrice de l’émission Les Maternelles avait accepté de livrer un témoignage qui corroborait les dires de sa consœur. L’acolyte d’Olivier Minne avait expliqué qu’en 2010, alors qu’elle rêvait d’intégrer une radio, elle avait été invitée par Jean-Jacques Bourdin à un festival. Alors qu’elle imaginait qu’elle logerait dans un hôtel, elle avait finalement été conviée dans la villa d’un ami de l’animateur. Une mauvaise surprise qui s’était transformée en cauchemar, lorsque le journaliste lui aurait lancé : "Il y a une piscine, n’oublie pas ton maillot de bain". "Cette phrase m’a coupé les jambes", avait-elle déploré.
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"Soudain, ce n’était plus professionnel du tout. Je ne voyais pas mon futur patron me dire : ‘Prends ton maillot de bain’. Je me suis dit qu’on avait un énorme problème", avait confié Sidonie Bonnec. Dans une interview accordée à Voici, parue ce vendredi 31 mars, elle a accepté de revenir sur cette prise de parole. "Je l’ai fait parce que ça s’est imposé à moi", s’est-elle remémorée. "A l’époque, je ne connaissais pas Fanny, j’ai entendu son histoire et j’ai tenu à apporter mon témoignage pour qu’on ne doute pas de sa parole. Je sentais qu’elle était mal, et ça a ravivé le malaise que j’avais moi-même vécu avec ce journaliste à mes débuts", a continué l’animatrice. "Il m’avait promis du travail, mais il fallait que je le rejoigne avec mon maillot de bain dans une villa. Je ne l’ai pas fait et je n’ai pas eu le job. J’ai voulu dénoncer ce procédé, encore trop courant. C’est une toute petite pierre à l’édifice, mais il faut que ces hommes-là comprennent que nous ne sommes pas à leur disposition…", a maintenu Sidonie Bonnec à nos confrères.
L.C