La bataille continue entre Marie Portalano et Pierre Ménès. Tout commence en 2021 lorsque la journaliste, à l’époque chroniqueuse au Canal Football Club, diffuse le documentaire Je ne suis pas une salope, je suis journaliste. Dans le film, elle dénonce notamment le comportement de son collègue à son égard, qu’elle accuse d’avoir soulevé sa jupe pour lui toucher les fesses après une émission en 2016. Après une enquête interne, Pierre Ménès finit par quitter Canal+ quelques mois après la parution du documentaire. Par la suite, le consultant s’est retrouvé face à la justice après avoir été accusé par d’autres femmes. Il a fini par être condamné en avril 2023 pour une agression sexuelle sur une vendeuse survenue en 2018, et relaxé des accusations d’agression sexuelle sur une autre vendeuse et une hôtesse du Parc des Princes en 2018 et 2021.
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En mars dernier, l’affaire a refait surface lors de la parution du livre de Marie Portalno intitulé Je suis la femme du plateau. Dans son ouvrage, la journaliste aujourd’hui sur France 2 raconte les violences sexistes et sexuelles dont elle fut victime au cours de sa carrière. L’ex-animatrice de Télématin s’attarde notamment sur Pierre Ménès, qu’elle ne nomme pas directement mais qui reste identifiable. Elle accuse son ancien collègue d’avoir profité "d’un droit de cuissage" au sein de Canal+ : "Outre l’humiliation, il se permettait de faire ce que bon lui semblait aux femmes qui l’entouraient. De toucher qui il voulait où il voulait, avec le consentement non des personnes concernées évidemment, mais de celles qui auraient tout à fait pu l’arrêter, ses supérieurs hiérarchiques par exemple, toujours témoins de ces agissements."
Des mots qui n’ont pas été du goût de Pierre Ménès, qui a décidé de saisir la justice, comme il l’explique au Parisien ce mardi 3 décembre : "J’ai tout perdu avec cette histoire. Ça fait trois ans que mon téléphone ne sonne plus. J’y ai laissé mon honneur, mon travail, ma santé. Je ne vois pas ce que Marie Portolano veut de plus. Il faut qu’elle me laisse tranquille maintenant. Je suis fatigué de tout ça."
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L’avocat de Pierre Ménès a de son côté reproché à Marie Portolano l’emploi de certains termes diffamatoires selon lui : "Mon client a pu avoir des comportements de beauf, de grande gueule, qui ne sont plus possibles de nos jours, et c’est heureux. Mais je ne pense pas qu’il a dépassé les bornes au point d’être qualifié de prédateur." Alors que Marie Portolano déclare dans son livre que Pierre Ménès "avoue" avoir soulevé sa jupe, ce dernier réfute les faits : "Je n’ai pas pu lui dire que je l’avais fait, puisque je ne m’en souviens pas. Pas un seul témoignage ne corrobore sa version." À noter qu’une enquête de la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) de la police judiciaire de Paris est toujours en cours pour faire la lumière dans cette affaire.