En juillet 2024, Poupette Kenza, influenceuse bien connue des réseaux sociaux, a été arrêtée dès son retour en France. Placée en garde à vue, elle a ensuite été mise en examen puis incarcérée. Elle était soupçonnée d’avoir tenté d’extorquer 350 000 euros à une ancienne partenaire à travers un scénario qualifié de "sombre et rocambolesque", mêlant menaces, homme de main, images de violences physiques et une mise en scène digne d’un film de gangsters. Dans une lettre adressée à la juge, Poupette Kenza a tenté de faire le point sur son parcours : "Je confonds parfois mon personnage qui est dans l’exagération permanente des sentiments avec mon vrai moi".
Kenza Benchrif livre sa vérité
Alors qu’elle s’apprête à sortir son premier livre dans lequel elle se raconte, elle s’est confiée à nos confrères du Parisien. Sur cette histoire, elle a expliqué à ces derniers : "Des personnes, en qui j’avais confiance, m’ont volé beaucoup d‘argent. J’ai tout essayé pour le récupérer de façon légale, mais il a été encaissé sur des comptes offshore aux États-Unis et ceux qui me devaient cette somme ne me répondaient plus. Rien n’a fonctionné. J’ai utilisé une autre méthode pour leur mettre la pression en faisant appel aux services de quelqu’un. J’ai mal agi, je le regrette".
Elle explique avoir "tenté toutes les solutions amiables" avant de décider d’engager un homme de main. "Le jour où j’ai contacté cet homme, j’étais en pleurs car l’une des amies de Caroline m’a appelée en me disant : ‘Je viens d‘avoir Caroline, tu n’auras pas ton argent, tu peux oublier’. Une personne que je pensais être un ami m’a alors recommandé cet homme de main en me le présentant comme un agent de sécurité, ayant une entreprise, habitué à officier comme médiateur de confiance pour des personnalités célèbres. On m’a dit qu’il était costaud, physiquement impressionnant. Je voulais juste, qu’avec sa prestance, il mette un coup de pression sur Caroline et son mari pour qu’ils se disent : ‘Kenza est entourée, elle n’est pas toute seule, elle ne se laisse pas écraser’", a détaillé la maman de trois enfants.
L’influenceuse fait son mea culpa
Cette dernière a précisé être "totalement étrangère aux méthodes que l’homme de main a employées, de même qu’à ce scénario lunaire". "Je lui ai dit : ‘Tu vas les voir, tu discutes, tu leur mets une pression psychologique, tu récupères mon argent, mais en aucun cas tu leur fais du mal et tu ne touches pas à leurs enfants, car ce sont d’anciens amis’. L’homme de main a agi de sa propre initiative, motivé, je pense, par le fait qu’il serait payé uniquement si la mission était réussie. Cet homme est allé beaucoup trop loin et je le regrette car voir des photos de fractures a dû impacter psychologiquement les victimes", a-t-elle assuré.
Et Poupette Kenza de faire son mea culpa : "Ma responsabilité c‘est d‘avoir agi à chaud. J’ai engagé un homme de main et j’ai voulu me faire justice moi-même. Mon avocat m’a expliqué qu’en droit, l’extorsion c‘est soustraire de l’argent par la menace ou l’intimidation. Alors oui, in fine, c’est de l’extorsion. Mais j’ai du mal à me dire que j’ai tenté d‘extorquer mon propre argent". "En tout cas, au procès, je ne renierai pas ma culpabilité", a conclu celle qui a indiqué être "suivie médicalement".