"Des poursuites infondées et disproportionnées". Julie Freal-Saison et Cédric Labrousse, les avocats d’Isabelle Adjani, n’ont pas tardé à répondre à l’annonce de la convocation de l’actrice devant le tribunal correctionnel de Paris. "Elle conteste les faits reprochés et n’a commis aucune infraction", ont-ils également ajouté dans un communiqué envoyé à l’AFP.
La star aux cinq César a été visée par une enquête préliminaire pour fraude fiscale et blanchiment d’argent. Comme l’explique l’AFP, l’actrice âgée de 68 ans est accusée d’avoir fraudé l’administration fiscale en 2023 puis en 2016 et 2017. Et ce de deux manières différentes. Le Parquet national financier l’accuse ainsi d’avoir caché "une donation de deux millions d’euros émanant de Mamadou Diagna NDiaye, sous couvert d’un prêt, lui ayant permis d’éluder 1,2 million d’euros de droits de mutation", précise une source proche du dossier. "L’administration fiscale française tente par tous les moyens de requalifier ce prêt en donation en dépit des remboursements effectués depuis des années", ont commenté, en dénonçant un "acharnement", les avocats de l’actrice sur ce volet touchant les relations d’Isabelle Adjani avec l’homme d’affaires sénégalais membre du CIO.
Isabelle Adjani aussi accusée d’escroquerie
Elle se serait également "fictivement domiciliée" au Portugal pour éviter de payer une partie de son impôt sur le revenu. Une technique qui lui aurait permis d’éviter de verser plus de 236 000 euros à l’administration fiscale, selon les chiffres cités par l’AFP. Concernant les accusations de blanchiment, Isabelle Adjani est accusée par les enquêteurs d’avoir "fait transiter par un compte bancaire américain non déclaré à l’administration fiscale la somme de 119 000 euros provenant d’une société offshore au bénéficiaire effectif inconnu et destinée à un investissement au Portugal". Des faits qui se seraient déroulés en 2014.
Isabelle Adjani devra donc répondre de ces accusations devant la justice le 19 octobre prochain. A noter que l’enquête la visant a été lancée en 2016 après la publication des Panama papers, une enquête mondiale dénonçant notamment les méthodes d’évasion fiscale, via des comptes dans les paradis fiscaux, de nombreuses personnalités. Pour rappel, Isabelle Adjani est aussi mise en examen depuis octobre 2020 pour escroquerie. Un ancien consultant l’accuse d’avoir produit de faux papiers prouvant qu’elle lui avait bien remboursé une dette de 157 000 euros.