Isabelle Adjani avait été visée par une enquête préliminaire pour fraude fiscale et blanchiment d’argent. L’AFP avait rapporté que l’actrice âgée de 68 ans était accusée d’avoir fraudé l’administration fiscale en 2023 puis en 2016 et 2017 et ce, de deux manières différentes. Le Parquet national financier l’accusait d’avoir caché "une donation de deux millions d’euros émanant de Mamadou Diagna NDiaye, sous couvert d’un prêt, lui ayant permis d’éluder 1,2 million d’euros de droits de mutation", avait alors précisé une source proche du dossier. "L’administration fiscale française tente par tous les moyens de requalifier ce prêt en donation en dépit des remboursements effectués depuis des années", ont commenté, en dénonçant un "acharnement", les avocats de l’actrice sur ce volet touchant les relations d’Isabelle Adjani avec l’homme d’affaires sénégalais membre du CIO.
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Isabelle Adjani accusée d’escroquerie
Mais ce n’est pas tout ! Elle se serait également "fictivement domiciliée" au Portugal pour éviter de payer une partie de son impôt sur le revenu. Une technique qui lui aurait permis d’éviter de verser plus de 236 000 euros à l’administration fiscale, selon l’AFP. Aussi, l’actrice aux cinq César, a été mise en examen en octobre 2020 pour escroquerie. En effet, un ancien consultant l’accuse d’avoir produit de faux papiers prouvant qu’elle lui avait bien remboursé une dette de 157 000 euros, ce qui ne serait, en réalité, pas le cas. Sébastien G. avait porté plainte contre l’actrice en octobre 2015 et comme l’avaient révélé nos confrères du journal Libération, en 2022, le consultant en stratégie, qui a géré à partir de 2011 Isia Films, la société de l’actrice, lui aurait ouvert une ligne de crédit sur son compte, aurait payé certains impôts de Mme Adjani et lui aurait attribué une carte de crédit.
Et alors qu’Isabelle Adjani était engagée dans plusieurs projets, dont un documentaire sur l’ex-escort Zahia Dehar, les relations entre le consultant et la comédienne auraient pris une autre tournure. Sébastien G. aurait été écarté sans que la dette de l’actrice n’ait été honorée. "Pour rassurer son créancier, Isabelle Adjani lui aurait adressé des preuves de paiement […] et de sa bonne foi. Mais en réalité, l’argent ne serait jamais arrivé à son destinataire", avait assuré Libération. Mardi 15 octobre, l’AFP a finalement appris qu’un juge d’instruction parisien avait prononcé un non-lieu, pour Isabelle Adjani, le 7 octobre dernier, conformément aux réquisitions du parquet de Paris. Le juge a estimé que "la chronologie des faits ne permet pas d’établir de lien entre la remise et le maintien de la carte bancaire", en juillet 2011, et "l’échec du projet de documentaire sur Zahia Dehar", imaginé en février 2012. Cela dit, il a été souligné que "certaines des pièces produites et l’enchaînement des événements survenus soient susceptibles de caractériser des manœuvres frauduleuses mises en place afin de tromper Sébastien G".