« Il y a un phénomène de mode » : Pierre Ménès se défend après ses dernières accusations d’agressions sexuelles

Publié le 9 juin 2022 à 7:32
Icon Sport / Starface
Quelques heures à peine après le renvoi de son procès pour agressions sexuelles, Pierre Menès est sorti du silence pour livrer sa vérité et répondre à ses accusatrices.

« Cela fait 6 mois que la suspicion est sur moi. Et 6 mois que je me tais. Et là, j’en reprends pour un an ». Interrogé par nos confrères du Parisien/Aujourd’hui en France, Pierre Menès n’a pas caché son amertume et son dépit après le renvoi en mars 2023 de son procès pour agressions sexuelles qui devait s’ouvrir hier. L’ancien chroniqueur sportif de Canal + regrette que la « calomnie et le mensonge puissent continuer à se répandre sur les réseaux sociaux et ailleurs » le temps qu’il puisse enfin se défendre devant la justice.

Lui qui regrette que son « image soit entachée » par les faits qui lui sont reprochés, il reproche aussi au tribunal « de jouer avec la vie des gens comme ça ». Et son dégoût va bien au-delà de la décision du tribunal. Il ne cache pas sa colère d’être jugé pour des accusations qui, pour lui, ne tiennent pas. « J’ai fait 11 heures de garde à vue, je suis en correctionnelle pour un dossier vide, avec personne en face. Je ne comprends pas, cela me fait très mal », affirme-t-il à nos confrères.

Revenant sur les accusations d’agression sexuelle au Parc des Princes, il dément s’être approché de son accusatrice. « C’est une pure invention (…) Rien n’est cohérent. Le témoignage de l’hôtesse qui était avec elle infirme ses accusations. Elle me détruit mais ne porte pas plainte », ajoute-t-il en sous-entendant que son accusatrice a été manipulée. « Pour aller tripoter le sein d’une nana à la deuxième mi-temps d’un match (…), faut quand même être le roi des irresponsables ou des obsédés ».

Cette affaire au Parc des Princes n’est pas la seule dans laquelle est impliqué Pierre Menès. Il est aussi accusé d’avoir agressé sexuellement deux vendeuses dans un magasin parisien. « J’ai fait ce que font les basketteurs, torse contre torse dans une sorte de check. C’est ça que l’on appelle une agression sexuelle », explique-t-il à propos de l’une des femmes avant de qualifier le second témoignage de « branlant ». Le spécialiste du ballon rond souligne par ailleurs que les vidéos pouvant le dédouaner ont bien été visionnée par la police mais ont disparu du dossier.

Se présentant comme un « coupable idéal », il évoque l’hypothèse d’un complot fomenté contre lui. « Je ne vois pas l’intérêt de s’attaquer à un homme comme moi. Mais il y a un phénomène de mode. On ne compte plus le nombre de gens connus qui sont accusés de choses », poursuit-il avant de revenir sur l’affaire Canal +. S’il reconnait avoir embrassé de force Isabelle Moreau et Francesca Antoniotti – « j’ai revu les images 17 ans après, ça ne m’a pas plu » -, il affirme n’avoir aucun souvenir d’avoir soulevé la jupe de Marie Portolano. « Je ne dis pas que je ne l’ai pas fait, je dis que je ne m’en souviens pas, et que j’étais trop malade », se défend-t-il en pointant du doigt le manque de preuves.

Clara Kolodny

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