C’est une affaire abracadabrantesque qu’ont rapporté nos confrères du Parisien ce vendredi 2 septembre. Leandro, un homme de 33 ans qui s’est fait passer pour un policier pendant plusieurs semaines, a été mis en examen puis incarcéré, ce jeudi 1er septembre à Paris, pour "usurpation de la qualité de policier, collecte et diffusion de données, immixtion dans les fichiers publics et escroquerie". Le suspect aurait, depuis le début du mois de juillet, appelé des commissariats en se faisant passer pour un fonctionnaire de police, afin de récolter des renseignements sur des célébrités telles que des rappeurs, des influenceurs ou encore des stars de la téléréalité, avant de les diffuser sur Internet. Pour parvenir à ses fins, il maîtrisait parfaitement le jargon de la police et utilisait un logiciel de spoofing qui masquait l’origine de l’appel et trompait les policiers au bout du fil.
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Sa chute a débuté le 28 juillet dernier avec une plainte déposée par Magali Berdah, agent de personnalités de la téléréalité. La cheffe d’entreprise avait appris avec stupéfaction qu’une vidéo postée par Leandro sur Youtube révélait des informations confidentielles sur son passé judiciaire. Chargées de l’enquête, les brigades de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) ont constaté que le jeune usurpateur avait posté une cinquantaine de conversations avec des policiers qui lui indiquaient des informations provenant du TAJ (traitement d’antécédents judiciaires) et du FPR (fichier des personnes recherchées).
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Leandro, déjà condamné trois fois pour accès frauduleux aux données personnelles, a été interpellé en début de semaine à son domicile d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Sans emploi, ce trentenaire a reconnu la plupart des faits qui lui étaient reprochés durant sa garde à vue. Il a toutefois estimé que sa démarche devait être perçue "comme un acte militant contre les influenceurs et la téléréalité". "Ces gens sont en pole position sur les escroqueries de grande ampleur comme celle au compte de formation. Magali Berdah, Greg le Marseillais et tous ces gens font rêver la jeunesse avec leur placement de produits", a-t-il dénoncé. "Chacune de ses vidéos n’a été vue qu’à 3000 ou 4000 reprises, ce qui reste un impact assez faible", a tempéré son avocat Me Paul Faucon.
L.C