Harcèlement sexuel : une plainte déposée contre Jean-Vincent Placé, déjà condamné il y a quelques mois

Publié le 2 décembre 2021 à 17:28
Visual Press Agency / STEPH / Public Sénat
L'ex-secrétaire d'État et sénateur Jean-Vincent Placé a été condamné pour harcèlement sexuel en mars dernier. Une nouvelle plainte pour harcèlement sexuel vient d'être déposée contre lui.

Une ancienne collaboratrice de Jean-Vincent Placé a déposé plainte contre l’ex-sénateur et secrétaire d’État, d’après l’AFP et  Mediapart, pour des faits qui s seraient déroulés entre 2012 et 2016. Le parquet de Paris a ouvert une enquête le 23 novembre dernier, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). 

Une partie des faits avaient déjà été mentionnés par Libération en 2018, qui racontait que Jean-Vincent Placé avait "ordonné" à sa collaboratrice de "danser un slow" avec le sénateur François Zochetto. Sur France 3, un an plus tard, la plaignante avait déclaré avoir été "agrippée" par ce dernier, qui l’aurait "pressée contre lui" avant de mettre la main sur le bas de son dos. s’était ensuite excusé pour son "manque de retenue", avant de renoncer à se présenter aux municipales. Il avait expliqué ne pas avoir "osé résister à l’injonction" de Jean-Vincent Placé .

Aujourd’hui âgée de 35 ans, cette ex-collaboratrice dénonce plusieurs années de "harcèlement sexuel". Lors d’un rassemblement à Lille en 2015, Jean-Vincent Placé lui aurait "touché les fesses". Elle l’accuse également de lui avoir "touché la poitrine" l’année suivante à Séoul. "La découverte qu’une autre femme avait été victime, et la condamnation de Jean-Vincent Placé" en mars dernier auraient motivé la présumée victime à déposer plainte. Le politicien a été condamné à 5000 euros d’amende pour avoir tenté d’embrasser une gendarme chargée de la sécurité de son appartement de fonction. Il ne s’agissait pas de sa première condamnation judiciaire, puisqu’en septembre 2018, Jean-Vincent Placé avait été condamné à trois mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende  pour "violences et outrages". Aucune de ces deux peines ne figurent dans son casier.

Hugo Mallais

Par