Gérard Depardieu poursuit en justice l’émission Complément d’enquête et conteste les résultats de l’expertise judiciaire

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:30
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Le procès est ouvert ce jeudi 2 octobre par le tribunal correctionnel de Paris après la plainte déposée par l'acteur à la suite du reportage diffusé en décembre 2023 sur France 2.

Près de deux ans après la diffusion du reportage de Complément d’enquête intitulé "Gérard Depardieu : la chute de l’ogre" sur France 2, l’acteur assigne en justice le magazine d’investigation présenté par Tristan Waleckx.

Complément d’enquête : deux expertises accablantes pour Gérard Depardieu

Après de nombreuses accusations de montage trompeur proférées par le réalisateur Yann Moix et les médias de la sphère Bolloré, un huissier sollicité par France Télévisions avait authentifié les séquences contestées : "Il n’y a aucun doute et aucune ambiguïté sur le fait que c’est bien la jeune fille à l’image qui est ciblée par les propos de Gérard Depardieu". Puis, en juin dernier, c’est une expertise judiciaire qui donnait à nouveau raison à Complément d’enquête : "des propos à connotation sexuelle ont été adressés à l’égard d’une fillette évoluant sur un poney".

Tristan Waleckx exige des excuses de la part de Cyril Hanouna, Pascal Praud, CNEWS…

Le journaliste Tristan Waleckx avait alors réagi sur le réseau social X : "Épilogue, espérons le, d’un an et demi de harcèlement judiciaire et médiatique sur l’affaire Gérard Depardieu. Vivement la reprise de cette information par le JDD, CNEWS, Europe 1 et les erratum et excuses publiques de Cyril Hanouna, Pascal Praud, Jacques Cardoze, Geoffroy Lejeune et Jules Torres qui ont consacré des dizaines d’heure d’antenne à cette fausse rumeur créée de toutes pièces". Il n’avait toutefois obtenu aucune excuse.

Gérard Depardieu attaque Complément d’enquête en justice

Aujourd’hui, l’avocat de Gérard Depardieu, Jérémie Assous – actuellement visé par une plainte de Charlotte Arnould – assure qu’une nouvelle expertise a "établi de manière ferme et définitive qu’il y a eu montage illicite". Ce sera donc à la justice de trancher vis-à-vis de ces scènes tournées en Corée du Nord. Au coeur du procès également, les accusations d’abus de confiance et de travail dissimulé envers la société de production Hikari concernant ce tournage qui devait faire l’objet d’un documentaire qui n’a jamais vu le jour et dont les rushs ont finalement été confiés aux journalistes de Complément d’enquête. De son côté, la production poursuit également l’acteur pour dénonciation calomnieuse, fausse attestation et tentative d’escroquerie au jugement.

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