Gérard Depardieu condamné : Juliette Binoche assure que l’acteur « n’est pas un monstre »

Publié le 13 mai 2025 à 19:28
Estelle Carlier / Starface
Ce mardi 13 mai, lors de la conférence de presse du jury du Festival de Cannes, Juliette Binoche a été interrogée sur la récente condamnation de Gérard Depardieu. Sans détour, l’actrice a partagé son avis sur la question.

Le verdict est tombé. Au mois de mars dernier, la justice avait alors prononcé une peine de 18 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende à l’encontre de Gérard Depardieu, alors accusé d’agressions sexuelles sur deux femmes. Et ce mardi 13 mai, la justice a décidé de maintenir ce verdict et a ainsi condamné le célèbre comédien. Un fait d’actualité qui a bouleversé le monde du septième art et concernant lequel l’actrice Juliette Binoche, présidente du jury du Festival de Cannes, a longuement réagit durant une conférence de presse.

Juliette Binoche réagit cash à la condamnation de Gérard Depardieu : "Ce n’est pas un monstre"

Face aux journalistes présents, Juliette Binoche ne s’est pas épanchée au sujet de la condamnation de Gérard Depardieu. Toutefois, elle a tenu à se livrer sur le surnom de "monstre sacré" qui caractérise le comédien depuis plusieurs années. "L’association de monstre sacré m’a toujours gênée. Parce que d’abord, ce n’est pas un monstre, c’est un homme. Et qui a été désacralisé, apparemment, par des faits qui sont passés sous la justice", a-t-elle ainsi expliqué. Avant d’ajouter, cash : "Le sacré, il est au moment où il se passe quelque chose quand on crée, quand on joue, quand on met en scène. […] Quand on est désacralisé comme il l’est en ce moment, ça veut dire que ça fait réfléchir sur le pouvoir de certaines personnes qui prennent le pouvoir. Et je pense que le pouvoir est ailleurs."

Juliette Binoche, cash sur l’avenir du cinéma : "Notre vague de révolution #Metoo réagit très fortement"

Consciente de l’impact qu’a eu ce verdict dans le monde du cinéma, Juliette Binoche s’est ensuite félicitée du nombre grandissant de femmes réalisatrices à l’affiche du Festival de Cannes. Selon elle, cette croissance prouve à quel point "le Festival est de plus en plus en phase avec ce qui se passe aujourd’hui". "[Il] suit un mouvement, le mouvement de la vie sociale, politique, des changements qui se passent dans le monde, et parfois, il est précurseur et parfois, il suit", a-t-elle ensuite assuré, avant de conclure : "Notre vague de révolution #Metoo, elle a pris un certain temps pour arriver [mais] elle réagit très fortement, dernièrement."

Par
Léandro Carvalho