20 000 : c’est le nombre d’articles qui auraient été publiés en 10 jours sur l’affaire Pierre Palmade. Un chiffre dévoilé ce mardi sur France Inter par Cyril Lacarrière et obtenu via l’agrégateur Tagaday. Mais cette intense couverture médiatique ne plait pas à tout le monde, et notamment à l’acteur Patrick Chesnais. "Elle prend trop de place dans l’actualité", a regretté dans La Provence celui qui a perdu son fils, Ferdinand, en 2006. Alors âgé de de 20 ans seulement, le jeune homme est mort dans un accident de la route alors qu’il était passager d’une voiture dont le conducteur était sous l’emprise d’alcool.
S’il déplore l’omniprésence de ce fait divers dans les médias, Patrick Chesnais se félicite que le ton se durcisse enfin du côté du gouvernement face à de tels actes. "Tout ce qui va dans le sens d’un durcissement de la réponse à la conduite dans un état alcoolisé ou après avoir pris des stupéfiants, va dans le bon sens (…) chacun doit prendre conscience que, quand on monte dans une voiture sous l’effet de l’alcool ou de la drogue, on est un danger et on est hors la loi", a ajouté le comédien qui a créé l’Association Ferdinand qui œuvre pour sensibiliser les jeunes aux dangers de la route.
"Enlever douze points, c’est le minimum. Qu’est-ce que ça signifie ? Que l’on n’a plus le permis, on sait que l’on a été puni, sanctionné. Pendant quelques temps, on ne conduit plus (…) Si le drame de l’affaire Palmade pouvait faire prendre conscience aux gens de l’impossibilité de conduire après avoir fumé ou pris des drogues, ce serait une autre avancée", a-t-il conclu en soulignant que perdre son permis de conduire n’était pas "la pire des sanctions" qui soit.
Mis en examen pour homicide et blessures involontaires, Pierre Palmade a été placé sous contrôle judiciaire, avec bracelet électronique, au sein d’un service d’addictologie. Selon Le Parisien, les médecins de cet établissement estimeraient ce mardi que "son état de santé est incompatible avec toute garde à vue". La police devra donc attendre pour l’interroger sur les accusations de pédopornographie qui ont été formulées par deux hommes.
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Clara Kolodny