Coup dur pour Laurent Ruquier : l’animateur est condamné à verser 1,5 millions d’euros à son ancienne productrice Catherine Barma

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 16:19
Starface
La cour d'appel de Paris vient de mettre un point final à quatre années de bataille juridique opposant l'animateur Laurent Ruquier à son ancienne productrice, Catherine Barma. 

Laurent Ruquier devra verser 1,5 million d’euros à son ancienne productrice Catherine Barma, selon la décision de la cour d’appel de Paris. Cette condamnation, qui alourdit le jugement de première instance, sanctionne la "rupture brutale des relations commerciales" après l’arrêt de l’émission "On n’est pas couché" en 2020, rapporte l’Informé.

Une rupture brutale aux lourdes conséquences

C’est l’épilogue d’une collaboration de vingt ans qui s’est terminée dans la douleur. Laurent Ruquier vient d’être condamné en appel à verser 1,5 million d’euros à Catherine Barma, son ancienne productrice. Cette décision confirme le jugement du tribunal de commerce de Paris de juin 2022, en y ajoutant même 40 000 euros supplémentaires. En cause : la "rupture brutale des relations commerciales" suite à l’arrêt d’On n’est pas couché mi-2020, qui avait entraîné le licenciement d’une quinzaine de personnes.

Des millions d’euros en jeu

Les documents judiciaires consultés révèlent l’ampleur financière du programme : chaque numéro d’On n’est pas couché était facturé 202 703 euros HT à France 2, avec des pics à 500 000 euros pour l’émission spéciale de Cannes. Sur quatorze années de diffusion, la chaîne a déboursé pas moins de 103 millions d’euros, soit une moyenne de 7,4 millions par saison. Le tandem Ruquier-Barma en tirait une marge brute moyenne de 1,2 million d’euros annuels.

De la collaboration à l’affrontement

Le conflit a éclaté en septembre 2019, sur fond de polémique autour de Yann Moix et d’audiences en baisse. La situation s’est envenimée autour des coûts de licenciement du personnel, estimés à 905 378 euros. "Elle me demande de partager le coût de licenciement d’un personnel pléthorique dont je n’ai jamais demandé à ce qu’il soit engagé", s’était alors défendu Laurent Ruquier.

L’animateur n’avait pas mâché ses mots, dénonçant "l’hypocrisie" et "la vénalité" de son ex-productrice, qui avait riposté en lui réclamant 2,9 millions d’euros. "À la fin, je ne voulais plus qu’elle me produise. Ça s’est mal terminé par sa faute. Elle a été malhonnête, elle n’a aucun affect. Ce n’est pas une femme bien", avait-il déclaré en 2023. 

Face à cette nouvelle décision de justice, l’animateur peut encore se pourvoir en cassation ou choisir de payer pour tourner définitivement la page de cette collaboration devenue conflit.

Par
Mélissa Tellaa