Condamné pour violences, l’humoriste Ragnar Le Breton sort du silence : “Je ne vais pas me laisser salir”

Publié le 24 juin 2025 à 7:50
Instagram @ragnar_le_breton_
Condamné à un an de prison ferme pour des violences sur un père de famille, l’humoriste Ragnar le Breton a décidé de contre-attaquer. Dans une longue vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, il s’excuse de ne pas s’être présenté au tribunal mais livre surtout sa propre version des faits, réfutant toute agressivité gratuite.

Lundi 23 juin, l’humoriste Matthias Quiviger, plus connu sous le nom de Ragnar le Breton, a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal d’Évreux. L’affaire remonte à mars dernier, lorsqu’une violente altercation a éclaté entre lui et un père de famille, venu accompagner ses enfants à un entraînement de football à Ménilles-Pacy (Eure). La scène se serait déroulée sous les yeux du fils de 12 ans de la victime. Absent à l’audience, sans avocat pour le représenter, Ragnar a reçu une peine plus lourde que les réquisitions du parquet : un an de prison ferme sans aménagement, cinq ans de privation de ses droits civiques, une interdiction de port d’armes de trois ans, l’interdiction d’approcher la victime et une obligation d’indemniser les plaignants à hauteur de 7 000 euros.

La procureur parle d’un "véritable passage à tabac" 

De son côté, la victime présumée décrit une agression brutale et soudaine. Selon son récit à ICI Normandie : "Je sens mon véhicule bouger dans tous les sens, je suis en train de danser dans la voiture […] J’ouvre ma fenêtre, je demande gentiment d’arrêter […] C’est à ce moment-là qu’il ouvre la portière de ma voiture et qu’il me soulève et qu’il me cogne, il m’a mis une droite". La procureure a parlé d’un "véritable passage à tabac", soulignant la violence de la scène. Face aux accusations, Ragnar le Breton a tenu à s’exprimer dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux.

Il a commencé par s’excuser de son absence à l’audience : "C’est une faute d’inattention, moi j’étais persuadé que c’était mercredi 25 […]. Ce n’était pas une volonté de ma part, donc je m’excuse auprès de la justice". Et de préciser : "Je ne vais pas me laisser salir la gueule comme ça dans tous les médias sans rien dire". Il a alors ensuite livré sa version des faits, évoquant une altercation montée en tension après avoir adossé son dos au feu arrière d’un véhicule. Il a décrit un échange verbal qui a dégénéré, ponctué d’insultes, avant une bagarre. "Je lui dis écoute frérot, là tu n’es pas ouvert au dialogue […], j’ai dit à un moment donné, si t’as un problème, tu sors de la voiture, on se bagarre, on est des hommes", a-t-il raconté. 

Ragnar Le Breton sort du silence

Il affirme s’être défendu après avoir été agrippé : "Il m’attrape le cou comme ça […] J’ai saigné de l’oreille […] Donc moi, qu’est-ce que je fais ? J’envoie quelques pralines forcément pour me défendre". Ragnar assure avoir quitté les lieux volontairement pour éviter d’attirer l’attention : "Je me dis, les gens vont prendre des photos, vont filmer […]. Je vais au commissariat de Pacy pour leur expliquer ma version des faits".

Tout en reconnaissant que "la violence, c’est vraiment la dernière des solutions", il rejette l’idée d’avoir agi de manière déséquilibrée ou gratuite : "C’est une bagarre d’hommes, mais que tu as provoqué par ton agressivité et ta mauvaise attitude".

Et de conclure : "Si un jour, on peut se faire une poignée de main, lui et moi, et puis réparer les choses, ça serait avec grand plaisir […] Il faut que chacun mette ses torts". L’affaire ne s’arrête pas là puisque l’humoriste a confirmé son intention de faire appel de la décision. Le tribunal devra donc bientôt réexaminer les faits dans un second procès.

Par
Kahina Boudjidj