"J’ai longtemps hésité, mais j’avais besoin de parler à des gens". C’est avec ces mots que Sébastien Cauet a débuté son long entretien avec Benjamin Duhamel, ce dimanche 10 décembre 2023 sur BFMTV. L’ex-animateur de La Méthode Cauet sur TF1 est actuellement visé par trois plaintes pour viols. Vendredi dernier, Libération a publié une enquête inédite révélant, dans un premier temps, le contenu de l’une des trois plaintes, et dans un deuxième temps, de nouveaux témoignages de femmes ayant travaillé avec le mis en cause, le qualifiant de "libidineux" et "obscène", voire de "prédateur".
Interrogé par Benjamin Duhamel sur les femmes qui l’accusent, Sébastien Cauet, toujours présumé innocent, a répondu sans détour : "La parole des femmes victimes est sacrée (…) Dans mon cas, il s’agit de mensonges". Si bien qu’il répétera à sept reprises "Tout est faux, tout est mensonger", soulignant également plusieurs fois qu’il est "le premier plaignant dans cette histoire", c’est-à-dire le premier à avoir porté plainte. En effet, l’animateur affirme être victime d’harcèlement, de dénonciations calomnieuses et de tentatives d’extorsion de fonds en bande organisée. Ainsi, les documents fournis, tels que les captures écrans de conversations WhatsApp entre l’une des plaignantes (mineure à l’époque des faites présumés) et Sébastien Cauet, seraient, selon lui, un montage. "J’ai passé ma vie à être irréprochable" a-t-il précisé.
À lire également
Et de poursuivre : "C’est une accusation terrible, honteuse, qui me fait pleurer tous les jours. Je ne suis plus l’humoriste qui fait rire des millions de gens. Chaque jour, je pleure, comme un gamin. Parce que, vous voyez, j’ai honte que des gens puissent imaginer une seconde que j’ai pu faire ce qui m’est reproché. Je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. Ce dont je suis accusé est absolument terrible…"
Ecarté de l’antenne de NRJ, Sébastien Cauet espère pouvoir bientôt reprendre le micro, "quand NRJ le décidera". "Car le micro, c’est ma vie" a-t-il ajouté, avant de conclure : "Ce que je vis, je ne vous le souhaite jamais. Parce que dites vous que n’importe qui en France décide d’écrire n’importe quoi sur vous, et demain vous vivez ce que je vis".
Sur les trois plaintes le visant, Sébastien Cauet n’en a contesté qu’une, ne connaissant pas la teneur des deux autres.