« C’est totalement disproportionné » : Pierre Ménès en colère après sa condamnation pour agression sexuelle

Publié le 2 mai 2023 à 9:56
Abaca
Dans une interview accordée au "JDD", le consultant Pierre Ménès est revenu sur sa condamnation à deux mois de prison avec sursis pour agression sexuelle.

Il a décidé de se justifier. Le mercredi 18 avril dernier, Pierre Ménès était condamné à deux mois de prison avec sursis pour une agression sexuelle. Poursuivi pour trois faits, l’ancien chroniqueur de Canal + avait bénéficié de deux relaxes et reconnu coupable d’une agression sur une vendeuse d’une boutique Nike des Champs-Élysées. "Le tribunal nous a écoutés, nous a donné le temps et notre client est relaxé à 95 % des faits qui lui étaient reprochés", s’étaient félicité ses avocats, précisant que leur client allait toutefois faire appel afin d’obtenir une relaxe totale. Ce lundi 1er mai, dans les colonnes de nos confrères du JDD, Pierre Ménès est revenu sur cette condamnation. 

"Je m’attendais à être condamné. Je me disais qu’avec tout le battage qui avait été fait autour de cette histoire, les 11 heures de garde à vue et ce procès, il fallait bien qu’ils se remboursent", a-t-il déploré en préambule. "Je ne pouvais pas m’en tirer blanc comme neige. Quand j’ai pris connaissance du délibéré, si ça ne me concernait pas moi, ça m’amuserait. Parce que deux mois de prison avec sursis pour avoir enlacé les mains d’une vendeuse, c’est totalement disproportionné. Et le tout sur la foi d’une vidéo qui a été détruite ! (NDLR : À l’audience, seule une retranscription des faits a été lue)", a continué l’ancien trublion du Canal Football Club. 

Le chroniqueur regrette également "le battage" réalisé autour de "cette histoire". "Je suis ‘tombé’ en même temps que Nicolas Hulot, Richard Berry et Olivier Duhamel. J’ai été pris dans cette vague : ‘tous violeurs’", a estimé le commentateur, qui précise que "les faits pour lesquels [il est] condamné avaient fait, au départ, l’objet d’un simple rappel à la loi". Alors comment explique-t-il sa présence au tribunal ? "J’ai deux versions : soit on a demandé à cette hôtesse de me nuire ; soit elle a vraiment été victime de ce geste et quand elle se retourne, elle me voit, moi", a-t-il assuré. "Je n’ai plus rien du tout aujourd’hui, sauf ma chaîne YouTube", a-t-il regretté, avant d’affirmer qu’il avait été touché par une dépression. "Je passais mes journées dans mon canapé à regarder la chaîne Histoire et des documentaires sur le IIIe Reich", a conclu Pierre Ménès. 

L.C

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