« Ce récit ne collait absolument pas » : L’avocat d’Oscar Jégou et Hugo Auradou s’exprime après la libération des joueurs (VIDÉO)

Publié le 13 août 2024 à 13:44
Alors que la justice argentine a autorisé Oscar Jégou et Hugo Auradou a sortir de prison, Antoine Vey, l'avocat des joueurs accusés de viol, a fait le point.

L’affaire Oscar Jégou – Hugo Auradou prend un nouveau tournant. Le 8 juillet dernier, les deux joueurs du XV de France ont été arrêtés par la police en Argentine en pleine tournée internationale. Les rugbyman sont accusés de "viols aggravés" pour des faits qui se seraient produits à Mendoza dans la nuit du 6 au 7 juillet à l’encontre d’une jeune femme, au sein de l’hôtel où séjournaient les Bleus.  Après avoir été entendus par le juge en charge de l’affaire, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

Oscar Jegou et Hugo Auradou libérés

Assignés en résidence surveillée depuis le 18 juillet dernier, Oscar Jégou et Hugo Auradou vont retrouver un semblant de liberté. Ce mardi 13 août, le parquet général de Mendoza ont été remis partiellement en liberté. La justice estime notamment que le premier témoignage de la plaignante effectué lors de sa plainte comportait de nombreuses contradictions. Pour l’heure, Oscar Jégou et Hugo Auradou doivent rester en Argentine et pourront retrouver leurs passeports lorsque l’enquête touchera à sa fin, précise L’Équipe. Une expertise psychologique de la plaignante est attendue, tandis que les deux accusés attendent l’analyse de la leur.

L’avocat des joueurs optimiste

Si l’enquête poursuit son cours, Antoine Vey, l’avocat d’Oscar Jégou et Hugo Auradou, a réagi au micro de BFMTV à la suite de la décision de justice émise par le parquet de Mendoza : "J’y vois un signal assez positif sur l’évolution de l’enquête. On a été forcé de réagir médiatiquement, parce qu’il y avait un récit qui a circulé très rapidement dans les médias, véhiculé par l’avocate de la plaignante. Et ce récit ne collait absolument pas à ce que les joueurs ont vécu." L’avocat fait preuve d’optimisme quant à la classification sans suite de cette affaire. "On a dû attendre pendant un mois que l’enquête se déroule, que les éléments soient recueillis. Aujourd’hui, c’est une forme de première conclusion."

Par
Benoît Lesueur