Elle a décidé de lutter. Magali Berdah, qui estime que Twitter n’a pas réagi face à la campagne de cyberharcèlement qu’elle assure subir, a décidé de déposer plainte contre le réseau social pour "complicité de harcèlement moral aggravé", ont rapporté nos confrères de Franceinfo. Pour rappel, la fondatrice de l’agence Shauna Events est la cible du rappeur Booba depuis plusieurs mois. Il l’accuse, elle et sa communauté d’influenceurs, qu’il appelle les "influvoleurs", d’arnaquer leurs abonnés, notamment en leur vendant des produits de mauvaise qualité à des prix excessifs. L’artiste s’en prend donc régulièrement à Magali Berdah sur Twitter pour dénoncer ces malversations supposées. Dans la plainte qu’elle a déposée ce mardi 18 avril, la femme d’affaires maintient que "Elie Yaffa, rappeur connu sous le nom de Booba, s’est engagé dans une campagne de cyberharcèlement" contre elle "via son compte Twitter". Le réseau social Twitter est selon elle "parfaitement informé du fait que leur plateforme numérique est délibérément et quotidiennement" utilisée par le rappeur Booba qui orchestre une "campagne" de dénigrement.
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"Les sociétés Twitter ont intentionnellement continué de fournir à Monsieur Yaffa leurs services, refusant de suspendre son compte Twitter malgré les démarches engagées en ce sens et les multiples signalements adressés", déplore Magali Berdah. "C’est une angoisse, c’est un mal de ventre tous les matins et tous les soirs, ce sont des messages d’appel à la mort, d’appel à la décapitation, des appels au viol…", déplore la fondatrice de l’agence Shauna Events, ce jeudi 20 avril, auprès de nos confrères de Franceinfo. "On est à plus de 120 000 (messages de harcèlement) depuis un an", révèle-t-elle, précisant que des détails sur sa vie privée ont été dévoilés. "Aucune action n’a été engagée par Twitter pour mettre un terme aux violences que je subis. Cette plainte, je ne la dépose pas qu’en mon nom, mais au nom de toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la haine en ligne au quotidien", assure Magali Berdah. "Loin d’être virtuelles, les cyberviolences ont des conséquences bien réelles, qui peuvent être dramatiques. Ça a détruit ma vie, et je n’en vois pas la fin. J’ai l’impression que si je ne meurs pas, ça ne s’arrêtera pas. Twitter doit prendre ses responsabilités", conclut-elle.
L.C