Bertrand Cantat : La justice décide de rouvrir l’enquête sur le suicide de son ex-femme 

Publié le 24 juillet 2025 à 14:35
AV Press/ABACA
Quinze ans après la mort de Krisztina Rády, retrouvée pendue à son domicile en 2010, la justice rouvre le dossier. Selon RTL, une enquête préliminaire pour violences volontaires par conjoint a été ouverte par le parquet de Bordeaux. Un revirement déclenché par le documentaire Le cas Cantat, diffusé sur Netflix, qui contient des témoignages inédits absents des précédentes procédures. 

Quinze ans après la mort de Krisztina Rády, le dossier est de nouveau ouvert. Selon des informations révélées par RTL, le parquet de Bordeaux a décidé de relancer l’enquête autour du suicide de l’ex-femme de Bertrand Cantat, retrouvée pendue à son domicile en janvier 2010. À l’époque, le chanteur de Noir Désir, récemment sorti de prison après sa condamnation pour le meurtre de Marie Trintignant, se trouvait sous le même toit.

Mystère autour de la mort de Kristina Rády

Toujours selon RTL, une enquête préliminaire pour violences volontaires par conjoint a été ouverte. Il ne s’agit plus simplement de rechercher les causes du décès, comme ce fut le cas dans les années qui ont suivi le drame, mais bien d’explorer une possible responsabilité pénale. Le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, a demandé à rassembler l’ensemble des éléments issus des précédentes procédures, toutes classées sans suite, notamment en 2010, 2013, 2014 et 2018.

Cette décision intervient dans un contexte particulier. Le documentaire "Le cas Cantat", diffusé depuis fin mars sur Netflix, a visiblement relancé l’intérêt judiciaire pour l’affaire. Dans un communiqué cité par RTL, le procureur explique clairement sa démarche : "Un documentaire en trois épisodes intitulé Le cas Cantat a été diffusé sur la plateforme Netflix. Son visionnage m’a conduit à ressortir le dossier en recherches des causes de la mort ouvert à la suite du décès de Kristina Rády".

Le procureur décide de rouvrir le dossier

Et de préciser : "Des recherches m’ont permis de retrouver trois autres procédures subséquentes ouvertes en 2013, 2014 puis 2018, classées sans suite. Après examen, ayant constaté que le reportage diffusé sur Netflix contenait plusieurs affirmations et témoignages ne figurant pas dans les quatre dossiers ci-dessus évoqués, j’ai pris la décision de rouvrir ce dossier de violences volontaires au début de ce mois".

Cette relance judiciaire a également été encouragée par le procureur général de Bordeaux, Éric Corbaux, récemment missionné par le Garde des Sceaux sur les questions de violences intrafamiliales. L’objectif est clair : reprendre les auditions, entendre à nouveau les protagonistes, et, le cas échéant, identifier d’éventuelles victimes supplémentaires. Plus d’une décennie après la disparition de Krisztina Rády, la justice veut désormais s’assurer qu’aucune zone d’ombre ne demeure.

Par
Kahina Boudjidj