Athlétisme : Les athlètes transgenres écartés des compétitions féminines

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 6:16
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La fédération internationale d’athlétisme a décidé d’exclure les personnes transgenres des compétitions féminines, à partir du 31 mars.

C’était attendu, c’est désormais officiel : les athlètes transgenres ne pourront plus participer aux compétitions féminines d’athlétisme, à compter du 31 mars, a annoncé ce jeudi 23 mars le président de World Athletics, la fédération internationale. Jusqu’à présent, les compétiteurs transgenres avaient le droit d’y participer à condition de maintenir un taux de testostérone sous un certain seuil. "Le conseil (de World Athletics) a décidé d’exclure des compétitions féminines internationales les athlètes transgenres hommes et femmes qui ont connu une puberté masculine", a expliqué Sebastian Coe, selon des propos rapportés par nos confrères de RMC Sport. "Le Conseil de World Athletics a pris des mesures claires pour protéger la catégorie féminine de notre sport (…) en restreignant la participation des athlètes transgenres et intersexes", a continué Sebastian Coe. 

La plupart des personnes issues du milieu de l’athlétisme qui ont été consultées "ont estimé que les athlètes transgenres ne doivent pas concourir dans la catégorie féminine", a assuré le président de la fédération internationale. "Pour beaucoup, les preuves que les femmes trans ne conservent pas un avantage sur les femmes biologiques, sont insuffisantes. Ils veulent plus de preuves (…) avant de prendre en considération l’option d’une inclusion dans la catégorie féminine", a poursuivi le dirigeant. Jusqu’à présent, les athlètes transgenres souhaitant concourir dans la catégorie féminine devaient maintenir un taux de testostérone sous le seuil de 5 nmol/L pendant un an. Le cas de Lia Thomas, une nageuse transgenre qui avait remporté un titre universitaire en 2022, avait créé la polémique, certains observateurs estimant qu’elle bénéficiait d’avantage physiologique injuste. L.C

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