Ary Abittan accusé de viol : Pourquoi l’acteur pourrait échapper un procès ?

Publié le 19 juillet 2023 à 17:27
Shootpix/ABACA
Mis en examen en octobre 2021, l’acteur a été placé sous le statut de témoin assisté. Explications.

Ary Abittan est dans le viseur de la justice française depuis 31 octobre 2021. En effet l’acteur de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? est depuis visé par une plainte pour viol avec violence, déposée par sa maîtresse âgée de 23 ans. L’agression serait survenue au domicile de l’artiste de 49 ans dans la soirée du samedi 30 octobre, d’après la plaignante qui évoquait "une pratique sexuelle dégradante et non consentie". Une accusation que dément le principal intéressé qui clame son innocence.

Près de deux ans après sa mise en examen, le comédien pourrait bien enfin voir le bout du tunnel. En effet, ce mercredi 19 juillet, la juge d’instruction chargée de l’enquête viendrait d’ordonner le placement d’Ary Abittan sous le statut de témoin assisté selon les informations du journal Le Parisien, soit un statut intermédiaire entre celui du témoin et celui du mis en examen. Le témoin assisté désigne le statut d’une personne qui est mise en cause au cours d’une instruction judiciaire. C’est-à-dire pour laquelle il existe des indices rendant vraisemblable qu’il ait pu participer à la commission d’une infraction, mais à qui il n’est pas directement reproché cette infraction.

En effet comme l’explique nos confrères « aux yeux de la magistrate l’enquête n’a pas permis d’étayer les indices ‘graves et concordants initiaux’ laissant penser l’acteur avait abusé sexuellement de la plaignante », il s’agit donc d’un allégement des charges pour ce dernier, qui s’il reste sous ce statut jusqu’à la fin de la procédure pourrait bénéficier d’une ordonnance de non-lieu, si aucun indice grave ou concordant ne prouve son implication.

Dans l’ordonnance de placement sous témoin assisté consultée par nos confrères, les juges ont notamment considéré « qu’il n’est pas possible de conclure que les lésions traumatiques et saignements constatés au niveau génital et au niveau anal » sur la victime présumée « résultent d’un acte de pénétration sexuelle non consenti ». « À l’issue d’une information judiciaire de près de deux ans, la justice a considéré que les éléments du dossier d’instruction ne justifiaient plus la mise en examen d’Ary Abittan », a réagi Me Caroline Toby, l’avocate de l’acteur dans les colonnes du Parisien.

 

Thierry Claude

 

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