Mardi soir, l’émission Le 90 minutes de BFM TV s’est intéressée aux lourdes accusations qui pèsent sur Gérard Depardieu. Pour l’occasion, la chaîne a donné la parole à trois des femmes qui affirment avoir été agressées sexuellement par le célèbre comédien. BFM TV a ainsi accueilli en plateau deux autres victimes présumées de Gérard Depardieu, Sarah Brooks et Hélène Darras.
Nos confrères ont également diffusé un entretien d’une vingtaine de minutes enregistré en amont avec Charlotte Arnould dont la plainte a conduit la justice à mettre en examen Gérard Depardieu pour agressions sexuelles et viols. "J’ai toujours vécu en sachant que Depardieu était un proche. Il m’a tenu dans ses bras quand j’étais bébé. Il y avait une confiance et une estime (…)Je me dis que je suis morte, que ma vie est finie. (…) Je me sens morte. Je sais qu’il s’est passé quelque chose de très grave, mais je vais mettre un petit peu de temps pour l’intégrer et le conscientiser. C’est là que je vais faire la démarche d’aller porter plainte", a notamment expliqué la jeune femme avant de décrire l’impact de sa plainte sur sa propre carrière.
Si Gérard Depardieu n’a pas personnellement réagi à ces témoignages, ses avocats, eux, sont rapidement sortis du silence. Dans un communiqué diffusé mardi soir, ils ont ainsi affirmé que l’acteur "dément formellement l’ensemble des accusations susceptibles de relever de la loi pénale". Confirmant avoir refusé l’invitation de BFM TV de réagir à l’antenne au témoignage de Charlotte Arnould dans cette même émission, ses avocats ont également affirmé ne pas avoir été informés de la présence en plateau de Sarah Brooks et Hélène Darras.
Visiblement remontés, les avocats ont enfin dénoncé, dans leur communiqué, une "tribune complaisante" et un "mépris du principe du contradictoire" en pointant également du doigt des "amalgames grossiers". Ils ont par ailleurs accusé Charlotte Arnould de donner une "version délibérément incomplète et fausse" de sa relation avec Depardieu et des faits. "Le tribunal médiatique ne doit pas se substituer à l’institution judiciaire", ont-ils enfin regretté.
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Clara Kolodny