Affaire Sofiane Bennacer : l’énorme coup de gueule de Carla Bruni pour défendre sa soeur Valeria Bruni-Tedeschi

Publié le 25 novembre 2022 à 13:16
Julien Reynaud/APS-Medias/ABACAPRESSS.COM
C’est sur Instagram que Carla Bruni a enfin réagi aux accusations de viols et violences portant sur l’acteur Sofiane Bennacer qui serait le compagnon de sa sœur Valeria Bruni-Tedeschi. Si elle ne commente pas les plaintes déposées à son encontre, elle s’insurge contre un long dossier publié par Libération sur cette affaire et annonce son "soutien total à sa sœur'.

"Le scandale des Amandiers". Tel est le titre de Une choisi par Libération pour son dernier numéro. En réaction aux révélations du Parisien sur la mise en examen de Sofiane Bennacer pour viols et violences sur des ex-conjointes, le quotidien vient de publier l’enquête sur laquelle certains de ses journalistes travaillaient depuis plusieurs mois. Dans plusieurs articles, le journal revient ainsi sur les accusations portées à l’encontre du comédien qui serait en couple, selon la procureure de Mulhouse, avec Valéria Bruni-Tedeschi qui l’a dirigé dans Les Amandiers.

L’un des articles publiés par nos confrères revient d’ailleurs sur ce tournage. "On avait l’impression d’être enfermés dans ce secret", a expliqué une personne ayant travaillé sur le film. Rassemblant des témoignages des techniciens, alternants et même de deux actrices (qui ont voulu rester anonymes), Libération évoque un "plateau plongé dans l’omerta" alors que les différentes personnes engagées n’ont découvert l’affaire qu’après le début du tournage. Et ce alors que les producteurs auraient été au courant des rumeurs entourant le comédien après avoir été prévenus par une actrice qui a passé le casting avant de refuser le rôle.

Des prises de parole de Valéria Bruni-Tedeschi sur le plateau aux démissions de certaines alternantes ne supportant pas la situation en passant par le dilemme "éthique vs peur d’être blacklisté et de ne plus travailler", le journal raconte les coulisses de ce film qui est actuellement projeté en salles. Dans un autre article, une journaliste du quotidien donne la parole à "des jeunes femmes qui mettent en cause le comédien", dont celle qui a été la première à porter plainte. Deux autres femmes – dont l’une refuse de saisir la justice – racontent également leur version de l’histoire dans ce dossier qui explore aussi les coulisses de la sélection de Sofiane Bennacer dans la liste des Révélations 2023 des César.

Si Valéria Bruni-Tedeschi n’a pas souhaité répondre à nos confrères, sa sœur, Carla Bruni, est sortie du silence dans un message posté sur Instagram. Et elle ne cache pas son amertume face au dernier numéro de Libération. "Cela fait bien 40 ans que Libé nous donne des leçons de morale mais visiblement la présomption d’innocence lui est tout à fait étrangère. Condamner à la Une d’un journal, de nos jours, c’est condamner tout court. C’est crucifier quelqu’un, sans même savoir ce qu’il en est vraiment. C’est bafouer l’un des fondements de nos démocraties", dénonce-t-elle. Rappelant sa solidarité avec les femmes, elle précise qu’elle ne "veut pas qu’on soulage la douleur des victimes en créant de nouvelles victimes de manière sauvage et aléatoire".

"Honte à toi @liberationfr : lorsque l’on crucifie quelqu’un sur sa une sans savoir s’il est vraiment coupable on bafoue la démocratie. C’est tout le journalisme qui est remis en question, toute la valeur de l’information toute la valeur de la justice et de la vérité (…) Je regrette de t’avoir acheté, je l’ai fait parce que je croyais que tu respectais l’humanité, je croyais naïvement que tu étais le journal qui défendait l’opprimé, l’inconnu , l’accidenté de la vie , celui qui est seul face à la meute, mais tu es tout le contraire : tu n’es qu’un pauvre organe de l’establishment que tu croyais combattre", ajoute-t-elle avant d’apporter son "soutien total et absolu à sa sœur".

Clara Kolodny

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